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Washington riposte par des frappes aériennes massives contre l’Iran, Téhéran promet le chaos

Deux soldats américains tués en Jordanie, une escalade qui change la donne au Moyen-Orient. Les États-Unis pilonnent des positions iraniennes dans le sud…

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Washington riposte par des frappes aériennes massives contre l'Iran, Téhéran promet le chaos

Deux soldats américains tués en Jordanie, une escalade qui change la donne au Moyen-Orient. Les États-Unis pilonnent des positions iraniennes dans le sud du pays, l’Iran réplique en visant le Koweït avec des drones explosifs.

Les bombardements ont commencé dimanche matin. Le Commandement américain pour le Moyen-Orient a annoncé sur X avoir lancé « de nouvelles frappes aériennes contre l’Iran » sur ordre du président. L’objectif officiel est double : réduire la menace iranienne contre la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz et punir les Gardiens de la Révolution pour leur attaque meurtrière contre des soldats américains en Jordanie. Les agences iraniennes Mehr et Tasnim rapportent des explosions à Sirik, un port stratégique face au détroit, tandis que l’agence officielle Irna confirme une « attaque militaire ennemie américaine près d’Hajiabad », dans la province d’Hormozgan. L’armée iranienne a immédiatement répliqué en lançant des drones explosifs contre deux bases militaires au Koweït, selon la télévision d’État.

Le ton monte d’un cran. Le général Ali Abdollahi prévient que toute attaque américaine se heurtera à « une riposte décisive et dévastatrice ». Il promet d’infliger aux Américains « des coûts encore plus élevés » que lors des précédentes guerres. De son côté, le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, affirme que la « violation répétée » du protocole d’accord signé en juin montre que « la signature du président américain est sans valeur ». Il menace Washington de « leçons inoubliables ». Le bilan humain s’alourdit : les frappes américaines ont fait au moins 50 morts et plus de 500 blessés en Iran depuis fin juin. Côté américain, la mort des deux soldats en Jordanie porte à 16 le nombre de militaires tués depuis le début de la guerre fin février. Les hostilités atteignent un niveau inédit depuis le cessez-le-feu d’avril.

Les dégâts collatéraux frappent aussi les voisins. Au Koweït, où la température a atteint 47°C samedi, les frappes iraniennes ont gravement endommagé un site pétrolier « vital » et mis à l’arrêt plusieurs unités de production d’une centrale électrique et de dessalement d’eau. La population redoute des coupures généralisées. Ali Mahmoud, un Égyptien qui travaille chez un fournisseur d’électricité, décrit « l’inquiétude de voir la guerre s’étendre ». Le Conseil de coopération du Golfe dénonce des « crimes de guerre ». Dans le détroit d’Ormuz, le trafic maritime est pratiquement à l’arrêt, alors que près d’un cinquième du commerce mondial d’hydrocarbures y transitait avant le conflit. Les Gardiens de la Révolution préviennent que leurs frappes « se poursuivront jusqu’au retour du calme ». Les États-Unis ont réimposé leur blocus des ports iraniens, qu’ils avaient levé après la signature du protocole d’accord. Une escalade qui ressemble à une guerre ouverte.

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