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La Fonderie de Bretagne obtient un sursis de deux mois pour échapper à la liquidation

L’usine bretonne, en redressement judiciaire, a jusqu’au 11 septembre pour trouver un repreneur industriel. Sans candidat sérieux pour l’instant, un…

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La Fonderie de Bretagne obtient un sursis de deux mois pour échapper à la liquidation

L’usine bretonne, en redressement judiciaire, a jusqu’au 11 septembre pour trouver un repreneur industriel. Sans candidat sérieux pour l’instant, un financement de 4,5 millions d’euros lui permet de tenir jusqu’en octobre.

Les 245 salariés de la Fonderie de Bretagne, à Caudan dans le Morbihan, viennent de souffler un peu. Vendredi, le tribunal de commerce de Lorient a accordé un délai de deux mois à l’entreprise pour trouver un repreneur. La date butoir est fixée au 11 septembre. Mais attention, le juge a été clair. Seule une offre sérieuse sera acceptée. Et par sérieux, il entend un industriel, pas un financier. Problème, à l’heure actuelle, aucun candidat de ce profil ne s’est manifesté. C’est ce qu’a confié un salarié et élu CGT à l’issue de l’audience à huis clos.

L’entreprise était au bord du gouffre. Elle devait au moins trois millions d’euros avant vendredi pour maintenir sa trésorerie et continuer à fonctionner. Sans cet argent, c’était la liquidation directe. Mais un accord a débloqué 4,5 millions d’euros. Cette somme provient d’une fiducie constituée par Renault, l’ancien propriétaire du site. Concrètement, cela permet à la Fonderie de Bretagne de tourner jusqu’au 15 octobre. Ce jour-là, le tribunal reviendra sur le dossier pour décider de la suite. Le ministre délégué à l’Industrie, Sébastien Martin, s’est félicité de cette solution. Selon lui, l’État et Bercy ont permis de réunir les conditions pour continuer la recherche d’un avenir durable pour cette usine bretonne.

L’histoire de cette fonderie est complexe. Placée en redressement judiciaire début juillet pour cessation de paiement, elle a vu sa direction remplacée par deux administrateurs judiciaires. Reprise en avril 2025 par Europlasma, un spécialiste des sites industriels en difficulté, l’usine devait se diversifier. Europlasma avait promis 15 millions d’euros d’investissements sur trois ans, avec notamment la production de corps creux pour des obus de mortier. Mais rien de tout cela ne s’est concrétisé. Pire, un grave incendie en janvier a endommagé l’un des fours. La production est restée à l’arrêt près de six mois. Elle n’a repris que début juillet, avec seulement deux fours actifs sur quatre. Aujourd’hui, l’urgence est de trouver un vrai repreneur industriel avant que les caisses ne se vident à nouveau.

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