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Cédric Jubillar change son fusil d’épaule et admet avoir tué sa femme

Après cinq ans de silence et de déni, le mari de Delphine Jubillar reconnaît enfin les faits. Il se dit prêt à coopérer avec la justice pour retrouver le…

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Cédric Jubillar change son fusil d'épaule et admet avoir tué sa femme

Après cinq ans de silence et de déni, le mari de Delphine Jubillar reconnaît enfin les faits. Il se dit prêt à coopérer avec la justice pour retrouver le corps de son épouse disparue en 2020.

Depuis sa cellule, Cédric Jubillar a envoyé une lettre manuscrite à son avocat. Pour la première fois, il assume sa responsabilité dans la mort de Delphine, infirmière de 33 ans dont le corps n’a jamais été retrouvé. Jusqu’ici, le peintre-plaquiste clamait son innocence. Aujourd’hui, il annonce vouloir collaborer pleinement avec les enquêteurs et indiquer où il a caché la dépouille dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.

Ce revirement intervient à deux mois de son procès en appel, prévu du 21 septembre au 16 octobre à Toulouse. Lors de son premier procès, en octobre 2025, il avait été condamné à 30 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises du Tarn. Mais ses avocats estiment désormais qu’il sera « impossible », voire « grotesque », de tenir ce calendrier. Il faut d’abord entendre leur client, puis lancer des recherches pour retrouver le corps avant d’effectuer des analyses. Rien n’est encore officiellement demandé, mais une audition pourrait être ordonnée dans les semaines à venir.

Derrière ces aveux, la défense de Jubillar cherche à redéfinir les faits. Son avocat, Me Pierre Debuisson, assure qu’il n’a « jamais eu l’intention de tuer son épouse ». La ligne de défense va donc contester la notion d’homicide volontaire et plaider des coups mortels, ce qui allégerait la peine. Me Laurent Boguet, qui représente les deux enfants du couple, dénonce une tentative de « minimiser les enjeux ». Pour lui, Jubillar va tenter de faire douter la cour sur son intention de tuer. Les parties civiles, elles, se disent soulagées par ce retournement. L’avocate des enfants, Malika Chmani, insiste sur l’essentiel : savoir où se trouve le corps pour permettre aux proches de faire leur deuil et d’offrir une sépulture à Delphine.

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