Politique
L’incroyable volte-face de Trump avec l’avion présidentiel made in Qatar
Le président américain a changé d’appareil au dernier moment pendant un sommet de l’OTAN, provoquant une cascade de questions sur la sécurité de son…


Le président américain a changé d’appareil au dernier moment pendant un sommet de l’OTAN, provoquant une cascade de questions sur la sécurité de son nouveau jet luxueux offert par le Qatar. Un geste qui en dit long sur les tensions géopolitiques et les zones d’ombre de ce cadeau princier.
C’est une scène qui aurait pu sortir d’un thriller géopolitique. Donald Trump s’envole pour la Turquie à bord d’un Boeing 747 flambant neuf, offert par la famille royale qatarie. Il le décrit comme « vraiment exceptionnel ». Mais quelques heures plus tard, changement de plan radical. Le président abandonne son nouveau joujou et repart dans l’ancien Air Force One, celui qui date de 1990. Le jet qatari, lui, file vers le Royaume-Uni avec à son bord… des soldats américains venus le visiter.
Que s’est-il passé entre-temps? Les journalistes à bord ont reçu l’ordre de baisser les stores des hublots, une mesure habituellement réservée aux zones de guerre. La presse américaine révèle que le changement d’avion aurait été recommandé par les services de sécurité, en pleine montée des tensions avec l’Iran, voisin de la Turquie. Le nouveau jet, malgré son luxe, ne serait pas équipé des mêmes systèmes de défense que son prédécesseur. Pas de brouilleurs de radars ni de leurres anti-missiles visibles. Officiellement, la Maison Blanche assure utiliser « tous les moyens à disposition » pour protéger le président. Mais d’anciens militaires sont sceptiques. « Peu importe que vous équipiez un jet qatari, il ne sera jamais construit de zéro pour avoir les capacités défensives d’un Air Force One fait sur mesure », lance un ex-officier de l’armée de l’air.
Ce cadeau, évalué à plusieurs centaines de millions de dollars, a été accepté après que Trump s’est plaint de l’état des deux anciens appareils, en service depuis près de trente ans. L’armée américaine a dû réaménager le jet en urgence pour un premier vol inaugural début juillet. Mais elle a reconnu avoir fait des compromis, notamment sur l’agencement intérieur, pour une mise en service rapide. Des sénateurs démocrates s’inquiètent désormais de « véritables préoccupations en matière de sécurité nationale ». Et ce n’est pas tout. Ce Boeing de luxe soulève aussi des questions éthiques et constitutionnelles. Un président peut-il accepter un tel présent d’un pays étranger? Trump a promis de le donner un jour à sa future bibliothèque présidentielle comme pièce d’exposition. En attendant, l’avion continue de voler. Mais son propriétaire, lui, semble déjà avoir choisi de ne pas lui faire entièrement confiance.
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