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Washington resserre la protection des espèces en redéfinissant le mot « nuire »

Le gouvernement Trump a finalisé une mesure qui limite la portée juridique du terme « nuire » dans la loi historique sur les espèces menacées. En clair…

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Washington resserre la protection des espèces en redéfinissant le mot "nuire"

Le gouvernement Trump a finalisé une mesure qui limite la portée juridique du terme « nuire » dans la loi historique sur les espèces menacées. En clair, cela pourrait ouvrir la voie à davantage de destructions d’habitats naturels jusqu’ici protégés.

Jusqu’à présent, la loi américaine sur les espèces menacées, l’Endangered Species Act de 1973, interdisait tout acte de « prélèvement » sur un animal protégé. Les autorités avaient précisé que le mot « nuire » incluait toute modification grave de l’habitat qui empêche un animal de se reproduire, de se nourrir ou de s’abriter. Une interprétation en vigueur depuis près de trente ans et qui a permis de sauver des espèces emblématiques comme le pygargue à tête blanche, le symbole du pays.

Avec la nouvelle règle, cette protection des habitats disparaît. L’administration Trump estime que la loi a été détournée pour « entraver l’utilisation légitime des terres ». Le ministre Doug Burgum, chargé des terres fédérales, a affirmé que ce changement « rétablit le bon sens » et « respecte le droit à la propriété privée ». Concrètement, les projets industriels ou d’aménagement pourraient désormais être autorisés même s’ils endommagent des zones vitales pour des espèces menacées.

Les associations environnementales ne cachent pas leur colère. Earthjustice, une organisation de défense de la nature, a déjà annoncé qu’elle contestera la mesure en justice. « Pour la première fois, une administration affirme que les espèces protégées ne devraient pas être à l’abri de la destruction de leur habitat », dénonce l’avocate Kristen Boyle. Tara Zuardo, du Center for Biological Diversity, met en garde : « Si les animaux n’ont plus d’endroit où vivre, ils ne peuvent pas survivre. » Une bataille juridique s’annonce, alors que la protection des habitats était jusqu’ici un pilier de la lutte pour la biodiversité aux États-Unis.

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