Nous rejoindre sur les réseaux

Faits Divers

La parole d’une enfant de six ans a suffi à faire condamner un animateur une première historique

Un animateur périscolaire parisien a été reconnu coupable d’agressions sexuelles sur une fillette de six ans. Pour la première fois depuis le début du…

Article

le

La parole d’une enfant de six ans a suffi à faire condamner un animateur une première historique

Un animateur périscolaire parisien a été reconnu coupable d’agressions sexuelles sur une fillette de six ans. Pour la première fois depuis le début du scandale, la justice a accordé un crédit total à la parole de l’enfant.

Jusqu’ici, les précédentes affaires s’étaient soldées par des relaxes. Des décisions qui avaient provoqué la colère des familles et des associations. Elles estimaient que la justice refusait de prendre au sérieux ce que disent les tout-petits. Cette fois, le tribunal a tranché différemment. Il a condamné l’animateur à 18 mois de prison avec sursis, une interdiction définitive de travailler au contact de mineurs et une inscription au fichier des délinquants sexuels.

Ce qui a fait la différence ? La constance de la petite fille. Elle a décrit les faits avec précision, reproduisant les gestes sur une poupée quand les mots lui manquaient. Elle n’a jamais varié dans ses déclarations, ni devant les enquêteurs, ni devant un psychologue. Ce dernier n’a relevé chez elle aucune tendance à l’affabulation. À l’inverse, l’animateur a multiplié les versions, niant d’abord tout contact, puis reconnaissant des chatouilles. Ses explications ont été jugées peu convaincantes. Le tribunal a aussi noté que la configuration de la cour permettait d’agir hors de vue des autres adultes, et que le téléphone de l’accusé contenait des photos où il était en contact physique avec des enfants, en violation des règles.

Les associations saluent une décision encourageante, même si certaines regrettent que la peine soit entièrement assortie du sursis. Elles y voient la preuve qu’il est possible de condamner sur la base de la parole d’un enfant, à condition qu’elle soit cohérente et étayée par un faisceau d’indices. Depuis le début de l’année, 132 animateurs ont été suspendus à Paris, dont 52 pour des soupçons de violences sexuelles ou sexistes. La mairie a débloqué 20 millions d’euros pour renforcer les contrôles dans le périscolaire. L’animateur condamné a dix jours pour faire appel.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus