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La fête en plein air devient un délit la prison et les amendes se resserrent autour des free parties

Les députés ont donné leur feu vert à une nouvelle loi qui punit lourdement l’organisation et même la simple participation aux rave parties sauvages.…

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La fête en plein air devient un délit la prison et les amendes se resserrent autour des free parties

Les députés ont donné leur feu vert à une nouvelle loi qui punit lourdement l’organisation et même la simple participation aux rave parties sauvages. Objectif mettre fin à ces rassemblements non déclarés, mais la mesure provoque déjà une levée de boucliers.

Jusqu’ici, organiser une free party n’était qu’une infraction mineure punie d’une simple contravention. Désormais, le gouvernement veut frapper fort. Tout acte direct ou indirect qui contribue à préparer, installer ou faire tourner une fête illégale pourra valoir deux ans de prison et 30 000 euros d’amende. Le matériel pourra être confisqué, le permis de conduire suspendu. Et ceux qui viennent simplement danser ou faire la fête risquent six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende, ou une amende forfaitaire de 500 euros.

Le texte, adopté mercredi par 142 voix contre 80, relance une mesure qui avait été retirée en commission faute de mobilisation des députés de la majorité. Le gouvernement l’a remise sur la table en s’appuyant sur une rédaction très large de la notion d’organisation. Il veut aussi abaisser le seuil de déclaration obligatoire des rassemblements musicaux de 500 à 250 participants. L’idée est claire serrer la vis sur ces événements qui échappent à tout contrôle, quitte à viser aussi les participants ordinaires.

La gauche s’est opposée avec force, dénonçant des sanctions disproportionnées et un manque de dialogue avec les collectifs qui organisent ces fêtes. Plusieurs sous-amendements ont été déposés pour protéger les associations de réduction des risques, mais le gouvernement a assuré qu’elles étaient déjà protégées par le droit en vigueur. Un seul amendement a finalement été adopté, porté par le député Paul Molac il permet de déclarer un rassemblement festif musical par voie dématérialisée, une petite victoire pour les organisateurs.

Les discussions ne sont pas terminées. Les débats doivent durer jusqu’à vendredi ou samedi, avec un vote solennel prévu mardi. D’autres articles du projet de loi « Ripost » concernent la lutte contre le protoxyde d’azote, les rodéos urbains ou les violences autour des événements sportifs. Mais c’est bien ce volet sur les free parties qui cristallise les tensions. Des manifestations ont eu lieu partout en France pour protester contre ces nouveaux délits, sans pour l’instant faire reculer l’exécutif.

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