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Un vote interne peut-il sauver les socialistes de leurs querelles?

Jeudi, les militants socialistes sont appelés aux urnes pour décider qui pourra voter à leur primaire. Un choix crucial qui divise le parti et retarde…

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Un vote interne peut-il sauver les socialistes de leurs querelles?

Jeudi, les militants socialistes sont appelés aux urnes pour décider qui pourra voter à leur primaire. Un choix crucial qui divise le parti et retarde leur candidature à la présidentielle.

Pendant des mois, le Parti socialiste s’est déchiré en coulisses. Cette fois, c’est le grand jour. Les militants doivent trancher sur le périmètre de leur primaire. Deux options s’affrontent. La première, portée par Olivier Faure, veut ouvrir le vote aux sympathisants. Cela pourrait concerner jusqu’à un million de personnes. La seconde, défendue par Boris Vallaud et ses alliés, limite le corps électoral aux seuls militants du PS et des partis proches comme Place publique de Raphaël Glucksmann ou La Convention de Bernard Cazeneuve.

Le conflit ne porte pas seulement sur qui vote. Il révèle une fracture profonde au sein du parti. Olivier Faure espère que son option permettra au vainqueur de participer à une primaire unitaire de toute la gauche hors La France Insoumise. Il veut rassembler les écologistes et les anciens insoumis comme Clémentine Autain ou François Ruffin. En face, Boris Vallaud, autrefois allié de Faure, veut une primaire plus resserrée, réservée aux militants. Les deux camps s’accusent mutuellement de bloquer la machine. « Il faut qu’on avance, qu’on sorte de ce mélodrame », lâche l’entourage du premier secrétaire. « Nous sommes très en retard. Tous les partis ont leur candidat sauf nous », renchérit Vallaud.

Ce vote n’est qu’une étape. Il déterminera les modalités d’une primaire socialiste, qui elle-même pourrait déboucher sur une primaire unitaire. Un feuilleton à rebondissements qui exaspère jusqu’aux électeurs. Pendant ce temps, Jean-Luc Mélenchon, déjà lancé, moque « le vide » à gauche et en profite pour accélérer. Le seul candidat officiel pour l’instant est le député Philippe Brun. Mais les regards se tournent vers les poids lourds : Faure, Vallaud et surtout Raphaël Glucksmann, favori des sondages mais pas encore déclaré. Si les opposants à Faure l’emportent jeudi, la question de son maintien à la tête du parti pourrait ressurgir. Mais ses adversaires sourient : « Il est insubmersible ». Le PS retient son souffle en attendant le verdict des urnes.

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