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Des millions d’Iraniens aux funérailles de Khamenei, une mise en terre sous haute tension

L’ayatollah Ali Khamenei sera enterré ce jeudi à Machhad, sa ville natale, après six jours de cérémonies qui ont traversé l’Iran et l’Irak. Son fils et…

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Des millions d'Iraniens aux funérailles de Khamenei, une mise en terre sous haute tension

L’ayatollah Ali Khamenei sera enterré ce jeudi à Machhad, sa ville natale, après six jours de cérémonies qui ont traversé l’Iran et l’Irak. Son fils et successeur, Mojtaba Khamenei, reste absent de tous les hommages, une absence qui trouble.

Le parcours de la dépouille du guide suprême touche à sa fin. Après avoir été exposé à Téhéran puis à Qom, et avoir traversé les lieux saints du chiisme en Irak, le corps d’Ali Khamenei doit reposer dans le mausolée de l’imam Reza, à Machhad. C’est l’un des sites les plus sacrés d’Iran. Le défunt avait lui-même demandé à y être enterré, selon son chef de cabinet. Plus de 1 500 kilomètres séparent la dernière étape irakienne de cette ville du nord-est. Les autorités locales s’attendent à ce que jusqu’à 15 millions de personnes assistent aux obsèques, soit cinq fois la population de la ville.

Ces funérailles sont une démonstration de puissance pour le régime iranien, en pleine escalade avec les États-Unis. Le président américain Donald Trump a annoncé la fin du cessez-le-feu et menacé de frapper « fort » le pays. Des tirs imputés à l’Iran contre des navires dans le détroit d’Ormuz ont ravivé les tensions. Huit militaires iraniens ont été tués dans le sud du pays. Dans ce climat de guerre larvée, les processions ont rassemblé des foules immenses, à Téhéran comme à Najaf ou Kerbala, en Irak. Les Iraniens scandent « mort à l’Amérique », un cri de ralliement historique.

Mais un visage manque à l’appel. Mojtaba Khamenei, le fils du défunt, désigné guide suprême dès le lendemain de la mort de son père, n’a été vu nulle part. Il n’a pas participé aux cérémonies en Iran ni en Irak. Aucune déclaration publique n’a été faite en son nom. Selon les informations disponibles, il a été blessé lors de la frappe qui a tué son père. Ce silence interroge, alors que le pouvoir cherche à montrer sa force et son unité face aux menaces extérieures. Le président iranien et le chef des Gardiens de la Révolution étaient eux bien présents aux hommages. L’absence du successeur jette une ombre sur un enterrement historique.

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