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Le Pen candidate, Philippe savoure le débat et pointe ses revirements

Entre deux visites dans le Doubs, Édouard Philippe a réagi à la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle. Il dit préférer l’affronter dans les…

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Le Pen candidate, Philippe savoure le débat et pointe ses revirements

Entre deux visites dans le Doubs, Édouard Philippe a réagi à la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle. Il dit préférer l’affronter dans les urnes que la voir éliminée par la justice, mais rappelle ses contradictions passées.

Édouard Philippe ne cache pas son soulagement. Alors que Marine Le Pen lançait sa campagne, le candidat à la présidentielle de 2027 s’est dit heureux que le débat politique soit enfin lancé. Pour lui, mieux vaut une confrontation électorale qu’une élimination judiciaire. « Je préfère m’engager et battre Mme Le Pen dans les urnes que la voir disparaître par une décision de justice », a-t-il lancé mercredi à Sochaux. Une manière de couper court à toute polémique sur la légitimité de sa concurrente. Car la cheffe du RN a été condamnée dans l’affaire des assistants parlementaires européens. La cour d’appel de Paris a confirmé sa peine de trois ans de prison, dont un an sous bracelet électronique. Mais elle a réduit son inéligibilité à 45 mois, dont 30 avec sursis. Ce qui lui permet de se présenter. Et Marine Le Pen a annoncé qu’elle ferait campagne sans attendre, car son pourvoi en cassation suspend l’exécution de la peine.

L’ancien Premier ministre a tenu à souligner les revirements de sa rivale. « J’observe que dans un passé récent, madame Le Pen a changé de position sur des questions extrêmement sensibles », a-t-il expliqué. Il a cité l’euro, l’Union européenne, l’IVG ou encore la politique étrangère. Autant de sujets où la candidate a modifié son discours au fil des ans. Mais Édouard Philippe va plus loin. Il pointe aussi des divergences internes au RN, notamment sur les retraites. « Désormais, je ne sais plus très bien ce qu’elle pense sur les retraites, puisque manifestement il y a entre M. Bardella et Mme Le Pen des différences d’appréciation », a-t-il remarqué. Un moyen de rappeler que Marine Le Pen elle-même réclamait une inéligibilité à vie pour les politiques condamnés, avant de changer d’avis. « On a le droit d’évoluer, il faut parfois expliquer pourquoi on évolue », a ironisé le maire du Havre. Le message est clair le débat peut commencer, mais la candidate devra répondre de ses contradictions.

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