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Il y a 44 ans, l’attentat de la rue des Rosiers faisait six morts. Le principal suspect demande sa liberté

Ce mercredi, la cour d’appel de Paris examine la demande de remise en liberté de Hicham Harb, extradé en avril après des décennies de cavale. Soupçonné…

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Il y a 44 ans, l'attentat de la rue des Rosiers faisait six morts. Le principal suspect demande sa liberté

Ce mercredi, la cour d’appel de Paris examine la demande de remise en liberté de Hicham Harb, extradé en avril après des décennies de cavale. Soupçonné d’avoir supervisé l’attaque antisémite la plus meurtrière de l’après-guerre à Paris, il clame son innocence via une extradition qu’il juge politique.

Le 9 août 1982, vers 13h15, des hommes armés de grenades et de pistolets mitrailleurs ouvrent le feu dans le restaurant Jo Goldenberg, rue des Rosiers, en plein cœur du quartier juif de Paris. Le bilan est terrible: six morts et vingt-deux blessés. Pendant plus de quarante ans, les enquêteurs traquent les responsables de cet attentat revendiqué par le groupe palestinien dissident Fatah Conseil révolutionnaire. Aujourd’hui, l’un des principaux suspects, Hicham Harb, 72 ans, est détenu à la prison de Fresnes. Extradé mi-avril par l’Autorité palestinienne, il a été placé en détention provisoire en attendant son procès. Mais sa défense a saisi la cour d’appel de Paris pour faire annuler cette extradition et obtenir sa remise en liberté.

Pour l’avocate d’Hicham Harb, le transfert de son client ne doit rien à la justice. Elle estime qu’il s’agit d’une opération politique, un échange contre la reconnaissance de l’État de Palestine par la France. Elle dénonce aussi des conditions de détention alarmantes: son client, qui est en rémission de deux cancers, est placé à l’isolement à Fresnes. Un argument qui pèse dans la balance, alors que la santé du septuagénaire inquiète ses proches. La défense espère que la cour prendra en compte ces éléments pour le remettre en liberté dans l’attente d’un procès.

De son côté, le parquet général ne l’entend pas de cette oreille. Dans ses réquisitions écrites, il s’oppose fermement à toute remise en liberté. Selon lui, rien ne prouve que l’extradition ait un motif politique, surtout au regard de la gravité des faits reprochés. L’accusation considère Hicham Harb comme l’un des tireurs et le chef du commando. Un rôle central dans une attaque qui a marqué les esprits. La justice française devra trancher ce mercredi, alors que deux autres suspects doivent comparaître au même procès: Hazza Taha, soupçonné d’avoir caché les armes, et Abou Zayed, considéré comme un autre tireur et déjà détenu en France depuis 2020.

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