Nous rejoindre sur les réseaux

Société

Le gouvernement dit non à une hausse des salaires des fonctionnaires en 2026

Les syndicats ont claqué la porte après deux heures de discussions. Ils appellent à une journée de mobilisation le 29 septembre.

Article

le

Le gouvernement dit non à une hausse des salaires des fonctionnaires en 2026

Les syndicats ont claqué la porte après deux heures de discussions. Ils appellent à une journée de mobilisation le 29 septembre.

Les huit principaux syndicats de la fonction publique ont quitté la réunion mercredi matin, bien plus tôt que prévu. Motif de la colère : le refus de Bercy d’envisager une revalorisation généralisée des salaires pour 2026. Depuis trois ans, la valeur du point d’indice est gelée, ce qui pèse lourdement sur le pouvoir d’achat de près de six millions d’agents. Le ministère des Comptes publics a répété qu’une simple hausse de 1% coûterait 2,4 milliards d’euros, une dépense jugée impossible vu l’état des finances. Les syndicats, eux, dénoncent un « décrochage » des rémunérations et pointent du doigt les 211 milliards d’aides aux entreprises accordées selon eux sans contrepartie.

Face à l’impasse, le gouvernement avance quelques pistes ciblées, mais sans calendrier ni chiffrage précis. Il propose par exemple de mieux valoriser l’expérience des nouveaux entrants dans un corps de fonctionnaires, ce qui concernerait 30 000 agents. Il évoque aussi un relèvement des taux d’avancement pour les catégories B et C, soit 27 000 personnes supplémentaires. Mais pour les syndicats, ces mesures sont insuffisantes et trop floues. « Rien pour 2026, rien pour les agents territoriaux ou hospitaliers », résume un représentant de Force ouvrière. Le ministre David Amiel défend ces propositions comme les meilleures possibles dans le contexte budgétaire actuel.

La rupture est nette. Les syndicats estiment que le gouvernement n’a pas pris la mesure de la baisse réelle des salaires dans le public. Certains réclament une hausse du point d’indice au moins égale à l’inflation. L’appel à la mobilisation du 29 septembre est maintenu, sans exclure une grève. « La balle est dans le camp du gouvernement jusqu’à cette date », prévient Solidaires. Ce conflit s’ajoute à d’autres tensions sur l’égalité professionnelle ou les autorisations spéciales d’absence, rendant le dialogue social encore plus tendu.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus