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Deux visages pour un même danger : lequel fait le plus peur à ses adversaires ?

Marine Le Pen ou Jordan Bardella, qui leurs opposants redoutent-ils vraiment ? Alors que les sondages placent le jeune président du RN légèrement devant…

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Deux visages pour un même danger : lequel fait le plus peur à ses adversaires ?

Marine Le Pen ou Jordan Bardella, qui leurs opposants redoutent-ils vraiment ? Alors que les sondages placent le jeune président du RN légèrement devant l’ancienne candidate, ceux qui veulent les battre assurent préférer affronter Bardella.

Depuis des mois, la question agite les états-majors politiques. La candidature de Marine Le Pen en 2027 est incertaine suspendue à la décision de la cour d’appel de Paris dans l’affaire des assistants parlementaires. Jordan Bardella est devenu un plan B évident, testé en priorité dans les sondages et poussé par certains milieux conservateurs. Pourtant, leurs adversaires ne les placent pas sur le même plan. Pour eux, il n’y a pas vraiment de match.

Marine Le Pen bénéficie d’une expérience que son protégé n’a pas. Trois présidentielles, une place installée dans le paysage politique, une image forgée par des années de campagne. Même Jean-Luc Mélenchon le reconnaît : « Cette femme est très intelligente, elle n’est pas là par hasard. » Un ministre de la majorité le dit aussi : « Elle est pleine de cicatrices. » Cette solidité sur les enjeux internationaux et la stature présidentielle, les enquêtes d’opinion la lui accordent encore un peu plus qu’à Bardella. Une relaxe ou une peine légère en appel la relancerait après des mois de traversée du désert.

Jordan Bardella, lui, est perçu comme plus fragile. Sa jeunesse (il aura 31 ans en septembre 2027) son inexpérience supposée et un côté « robotique » pointé du doigt par Gabriel Attal. La gauche mise sur un rejet des électeurs populaires du RN face à son image jet set, ses apparitions au Grand Prix de Monaco. Mais un ministre de droite met en garde. Selon lui, Bardella pourrait au contraire rassembler plus largement au second tour, car il ferait moins peur que Le Pen. « Il n’y a plus le blocage du nom Le Pen, il a une ligne plus libérale et plus malléable », explique-t-il. Les électeurs pourraient se dire qu’ils pourraient composer avec lui.

Dans ce duel à distance, les adversaires du RN doivent choisir leur champion. Marine Le Pen incarne la menace la plus solide mais aussi la plus connue. Jordan Bardella représente une inconnue peut-être plus dangereuse par son potentiel de rassemblement. Une chose est sûre, le parti d’extrême droite reste au-dessus des 30 % dans les sondages quel que soit le visage proposé. La vraie question est de savoir lequel des deux fera le plus basculer l’élection.

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