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Un but en or, une cicatrice éternelle

Le Paraguay n’a jamais digéré l’élimination de la Coupe du monde 1998. Vingt-huit ans plus tard, les deux équipes se retrouvent en huitièmes de finale.

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Un but en or, une cicatrice éternelle

Le Paraguay n’a jamais digéré l’élimination de la Coupe du monde 1998. Vingt-huit ans plus tard, les deux équipes se retrouvent en huitièmes de finale.

C’était le 28 juin 1998 à Lens. La France et le Paraguay s’affrontent en huitièmes de finale du Mondial à domicile. Les Sud-Américains tiennent bon. 0 à 0 après le temps réglementaire. Puis à la 114e minute, Robert Pires percute côté droit et envoie un ballon dans la surface. David Trezeguet repique de la tête. Laurent Blanc surgit et plante le but de la délivrance. Un but en or qui envoie les Bleus en quarts et crucifie le Paraguay. Ce souvenir, les Paraguayens le portent encore comme une écharde.

Pedro Sarabia, ancien défenseur chargé de marquer Thierry Henry ce jour-là, raconte dans L’Équipe qu’il y pense encore. Il se demande ce qui se serait passé si le match était allé aux tirs au but avec un Chilavert impérial. La tristesse dans le vestiaire était immense. De l’autre côté, la supportrice Norma Benitez, présente à Lens, parle d’une plaie toujours ouverte. Elle dit que la règle du but en oro était cruelle, qu’ils étaient si proches de l’exploit. Pour elle, ce nouveau match à Philadelphie est l’occasion parfaite de prendre une revanche attendue depuis des années.

Carlos Paredes, milieu de terrain titulaire en 1998, préfère retenir la fierté. Affronter Deschamps, Blanc, Henry ou Djorkaeff, c’était un privilège. Il rappelle que le Paraguay avait joué selon son ADN : duels gagnés, agressivité, discipline, contre-attaques. La défaite a été très dure, oui, mais la France méritait de gagner. Aujourd’hui consultant pour Tigo Sports, il assure qu’avec le recul, il ne reste aucun regret. Juste de la fierté. Et un match pour peut-être, enfin, écrire une autre histoire.

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