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Une bombe artisanale fait neuf morts dans un café de Damas

L’explosion a eu lieu en plein centre de la capitale syrienne, dans un quartier très fréquenté. Les autorités promettent de punir les responsables de cet…

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Une bombe artisanale fait neuf morts dans un café de Damas

L’explosion a eu lieu en plein centre de la capitale syrienne, dans un quartier très fréquenté. Les autorités promettent de punir les responsables de cet attentat, le plus meurtrier depuis un an.

Jeudi après-midi, une déflagration a secoué le cœur de Damas. Elle s’est produite dans un café situé près du Palais de justice, un secteur animé mêlant habitations et commerces. Selon les autorités, il s’agissait d’une bombe artisanale d’environ un kilo, bourrée de fragments de métal. Le dernier bilan du ministère de la Santé fait état de neuf morts et vingt blessés. Des ambulances ont rapidement convergé vers les lieux, sirènes hurlantes, tandis que la panique s’emparait des passants.

Les témoins décrivent des scènes violentes. Nawar Khayyat, un commerçant de 40 ans qui vend des batteries pour panneaux solaires en face du café, raconte avoir entendu une forte détonation vers 15h. Sa devanture a tremblé. Il a vu des gens se précipiter vers le café et appeler les secours. Un autre témoin, Mohammad al-Dahabi, propriétaire d’un magasin d’optique voisin, tremble encore. Il dit avoir couru sur place et découvert des personnes étendues par terre, du sang partout. Pour lui, cette scène rappelle les explosions que Damas a connues pendant la guerre civile, entre 2011 et 2024.

Les forces de sécurité ont immédiatement établi un cordon autour du lieu. Des experts recueillent des preuves, examinent les enregistrements des caméras de surveillance et interrogent des témoins. Le gouverneur de Damas, Maher Edelbi, s’est rendu sur place et a promis que les responsables de cette effusion de sang seraient punis. Il a ajouté qu’à chaque fois que le pays retrouve un peu de stabilité, des parties malveillantes tentent de le déstabiliser.

Cet attentat est le plus meurtrier à Damas depuis juin 2025, quand une église avait été visée par une attaque faisant 25 morts. À l’époque, un groupe fondamentaliste sunnite avait revendiqué l’action, mais les autorités avaient accusé l’État islamique. Depuis la prise de pouvoir par Ahmad al-Chareh en décembre 2024, le pays tente de se reconstruire après plus de dix ans de guerre civile. La nouvelle administration s’efforce de réunifier le territoire et de rebâtir les institutions. Elle a rejoint la coalition internationale contre l’EI, qui conserve des cellules dormantes en Syrie et a appelé à défier le nouveau pouvoir.

Plusieurs incidents ont déjà secoué la capitale ces derniers mois. Le 19 mai, un soldat avait été tué dans l’explosion d’une voiture piégée. Cette fois, l’attaque a provoqué une vague de condamnations internationales. L’envoyé spécial adjoint des Nations unies pour la Syrie a dénoncé l’attentat, appelant à ce que les auteurs soient traduits en justice. L’Égypte, la Jordanie, le Qatar, l’Irak, la Ligue arabe, le Conseil de coopération du Golfe et la Turquie ont également condamné l’explosion.

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