Nous rejoindre sur les réseaux

Société

Le budget des étudiants dépasse de 35% celui de 2017 et continue de gonfler

Le budget des étudiants continue de grimper. Un nouveau décompte du syndicat Unef chiffre la hausse et montre une précarité devenue la norme.

Article

le

Le budget des étudiants dépasse de 35% celui de 2017 et continue de gonfler

Le budget des étudiants continue de grimper. Un nouveau décompte du syndicat Unef chiffre la hausse et montre une précarité devenue la norme.

La note grimpe encore pour ceux qui suivent des études supérieures. Entre 2025 et 2026, leurs dépenses ont progressé de 1,66%, selon le décompte annuel du syndicat Unef. La hausse paraît modérée vue comme ça, mais elle s’additionne à des années de flambée. Ramené à 2017, le budget étudiant dépasse maintenant de plus de 35% son niveau d’alors. Après déduction des aides, il faut encore sortir en moyenne 1.300 euros par mois, soit 74 euros de plus qu’il y a un an.

Cette augmentation a des causes bien concrètes. Le logement arrive en tête, avec un loyer moyen de 627,11 euros dans le privé, en hausse de 2,87%, et de 426,36 euros dans une résidence du Crous, soit 1,04% de plus. Les transports pèsent aussi plus lourd, 278,59 euros en moyenne pour un étudiant non boursier, une hausse de 2,29%. Même l’assiette se rétrécit, avec une inflation de 0,87% sur l’alimentaire.

L’université n’échappe pas à la flambée. Depuis 2017, les frais d’inscription ont grimpé de 37%, tirés notamment par la contribution vie étudiante et de campus, passée de 90 à 105 euros pour la prochaine rentrée. Les étudiants étrangers trinquent davantage. Pour ceux qui viennent de pays hors Union européenne, la facture est deux fois plus lourde, avec en plus la suppression des aides personnelles au logement depuis cet été et des droits d’inscription différenciés. Les étudiants ultramarins ne sont pas épargnés non plus, puisqu’ils déboursent entre 314 et 408 euros de plus que ceux de l’Hexagone.

Derrière les moyennes, le syndicat voit des vies qui basculent. Pour sa secrétaire générale, Manon Moret, ces chiffres masquent des parcours d’étudiants contraints de cumuler les petits boulots ou de jeter l’éponge faute de moyens. L’Unef ne parle pas d’un hasard, mais d’une orientation assumée. Le constat est sévère. Des universités chroniquement sous-financées, des Crous étouffés par les coupes budgétaires, une réforme des bourses enterrée et des promesses de logements jamais tenues.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus