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Téhéran prévient qu’aucune guerre ne réglera la crise au Moyen-Orient

Le chef de la diplomatie iranienne a redit qu’aucune issue militaire n’était possible, alors que les discussions patinent depuis des mois. Sur le terrain…

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Téhéran prévient qu'aucune guerre ne réglera la crise au Moyen-Orient

Le chef de la diplomatie iranienne a redit qu’aucune issue militaire n’était possible, alors que les discussions patinent depuis des mois. Sur le terrain, la trêve reste précaire et le conflit s’étend au Yémen.

Sept mois de guerre, un cessez-le-feu décroché, un protocole d’accord signé, des échanges indirects relancés autour de l’assemblée des Nations unies. Sur le papier, la diplomatie a avancé. Dans les faits, elle cale. Abbas Araghchi, à la tête de la diplomatie iranienne, l’a répété devant les ambassadeurs étrangers réunis à Téhéran. Pour lui, ce conflit ne se réglera pas par les armes. Il prévient que si ses adversaires choisissent de nouveau l’affrontement militaire, la riposte iranienne sera plus puissante qu’avant. Les nouvelles sanctions ne mèneront nulle part non plus, selon lui. Seule une négociation fondée sur la justice et l’équité peut, à ses yeux, débloquer la situation.

L’Iran a de son côté mis sur la table une proposition. Rouvrir en une semaine le détroit d’Ormuz, cœur névralgique du conflit, contre un allègement des sanctions américaines qui étouffent son économie. Donald Trump a écarté l’offre. Sans fermer la porte à des pourparlers indirects, et sans exclure une reprise des hostilités. En parallèle, Washington a resserré son étau économique, en visant cette fois le secteur aérien iranien. Résultat, le trafic à l’aéroport international de Téhéran a fondu de 42 %. Les liaisons très demandées vers la Turquie ou la Chine, elles, tiennent encore.

Sur le terrain, l’accalmie est réelle mais fragile. Ces dernières semaines, les Etats-Unis n’ont plus frappé l’Iran. Dans le détroit d’Ormuz, pourtant, les navires continuent d’être visés. Un pétrolier a encore été atteint par un projectile non identifié, qui a endommagé sa salle des machines. L’équipage est sain et sauf. Avant la guerre, un cinquième des hydrocarbures transportés dans le monde transitait par ce couloir maritime. Téhéran en revendique le contrôle et impose aux bateaux de demander une autorisation. En riposte, Washington a instauré un blocus des ports iraniens. Mais les navires sont de plus en plus nombreux à sortir du Golfe sous escorte américaine, et les flux de pétrole venus du Golfe et d’Irak ont retrouvé leurs niveaux d’avant-guerre. Pour rétablir la sécurité de cette voie, Téhéran réclame des actes concrets, à commencer par la levée du blocus et des sanctions.

Le conflit gagne désormais le Yémen, devenu un nouveau front. Les Etats-Unis y renforcent leur dispositif, avec le déploiement de batteries de missiles Patriot supplémentaires en Arabie saoudite et au Qatar, destinées à protéger des infrastructures énergétiques clés d’éventuelles représailles iraniennes. Le porte-avions USS Theodore Roosevelt et son groupe aéronaval font route vers la région, où deux autres groupes sont déjà présents. Les principaux membres du cabinet du président américain se sont penchés sur la suite à donner à la guerre contre l’Iran, comme sur le dossier yéménite. Là-bas, les rebelles houthis, soutenus par Téhéran, combattent les forces gouvernementales appuyées par Ryad et revendiquent des attaques contre le géant pétrolier Aramco. Ils affirment avoir frappé un site au sud de la capitale saoudienne, y provoquant un incendie. Des flammes et de la fumée s’en élevaient. La coalition menée par l’Arabie saoudite a cependant jugé ces revendications trompeuses.

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