Politique
Pour Fabien Roussel, mieux vaut dialoguer avec les lycéens que laisser la violence prendre le dessus
Le candidat communiste appelle enseignants, salariés et militants à se placer aux côtés des lycéens lors de leur prochaine journée de mobilisation. Il…

Le candidat communiste appelle enseignants, salariés et militants à se placer aux côtés des lycéens lors de leur prochaine journée de mobilisation. Il veut faire émerger les revendications plutôt que la violence.
Fabien Roussel refuse de laisser la jeunesse se débrouiller seule. Le candidat communiste à la présidentielle a lancé un appel pour que les enseignants, les salariés et les militants viennent soutenir les lycéens au moment de leur prochain rendez-vous de mobilisation. Son souhait tient en une idée simple, que les revendications prennent le pas sur les débordements. Selon lui, si l’on veut protéger les enfants, la bonne réponse consiste à s’en mêler. Il a donc invité les militants de son parti à venir épauler les organisations de jeunesse, pour sécuriser les parcours et rester présents à leurs côtés.
Le responsable politique écarte aussi l’idée que ce mouvement serait l’œuvre d’une seule formation. Il a repoussé les accusations du gouvernement contre La France insoumise, désignée comme à l’origine d’une contestation qui a basculé vers les violences. Les élus et députés communistes, a-t-il rappelé, sont eux aussi présents pour discuter avec les lycéens, non pour aller brûler des poubelles, mais pour faire entendre leurs attentes. Sur la polémique née des propos du maire insoumis Bally Bagayoko, qui jugeait la violence parfois légitime tout en estimant qu’il fallait l’éviter, il a tranché sans détour. Pour lui, aucune violence ne peut être justifiée. Il a ajouté que les personnes mises en cause devaient répondre de leurs actes, qu’il s’agisse des jeunes ayant dégradé ou agressé, des policiers ayant mal fait leur travail ou des commissaires ayant ordonné des opérations inappropriées pour maintenir l’ordre.
Le candidat met également en cause la responsabilité des médias, qui diffusent pendant des heures des images de violences. Sur l’appel de Bruno Retailleau à interdire La France insoumise, il s’est montré très ferme. Prohiber un parti, estime-t-il, est le propre des régimes dictatoriaux, et il cite l’exemple de Vladimir Poutine en Russie.
Au-delà des débordements, Fabien Roussel veut s’attaquer aux causes du malaise. Le problème central, dit-il, c’est une jeunesse qui souffre, dans un pays où la politique d’enseignement est malmenée. Il en appelle à l’ensemble des forces républicaines pour construire un budget 2027 capable de garantir un professeur dans chaque classe. Un enjeu qui, à ses yeux, traverse le clivage entre la gauche et la droite. Il plaide donc pour une hausse du budget de l’Éducation nationale, afin d’assurer aux enfants le minimum syndical et un véritable avenir.
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