Politique
Un dernier débat pour trancher le duel qui fracture la gauche
Ils sont cinq à briguer la tête de la social-démocratie pour 2027, et un dernier débat leur reste pour convaincre avant le premier tour. Mais une question…


Ils sont cinq à briguer la tête de la social-démocratie pour 2027, et un dernier débat leur reste pour convaincre avant le premier tour. Mais une question divise déjà la campagne, celle d’une alliance avec La France insoumise.
Cinq noms, cinq ambitions et une seule place à la clé. Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Ségolène Royal, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel se retrouvent une dernière fois sur le plateau d’un débat télévisé, à quelques jours d’un premier tour prévu les 9 et 10 octobre. Tous rêvent de porter les couleurs de la social-démocratie en 2027, et cette confrontation doit les aider à creuser l’écart ou à recoller au peloton.
Depuis le début, un sixième personnage s’invite dans les discussions sans figurer parmi les candidats, Jean-Luc Mélenchon. La question d’une alliance avec La France insoumise aux législatives a fissuré l’unité affichée. Raphaël Glucksmann, donné favori avec 10 à 12% des intentions de vote pour la présidentielle, écarte tout accord, persuadé qu’une telle union ferait perdre la gauche face à l’extrême droite. Face à lui, Olivier Faure rappelle qu’il a déjà noué des ententes avec les insoumis en 2022 et 2024, et qu’on ne bâtit pas de politiques de gauche à l’Assemblée sans rassembler. Ségolène Royal et Emmanuel Maurel se rangent derrière cette position. Le patron du PS se présente même comme le seul capable d’unir son camp, reprochant à son adversaire de s’entourer de figures issues de la mouvance macroniste.
Les deux rivaux s’opposent aussi sur l’économie. Raphaël Glucksmann veut baisser la CSG pour rapprocher le salaire brut du salaire net, une mesure qu’il compte financer en taxant les très gros héritages, au-delà de deux millions d’euros. Olivier Faure et Ségolène Royal y opposent leur veto. Ils y voient un dispositif proche des idées libérales, qui ferait peser l’effort sur l’État plutôt que sur le patronat.
Reste l’inconnue du corps électoral. Les organisateurs tablent sur plus de 90.000 votants, très loin des 2,6 à 2,8 millions qui avaient porté François Hollande en 2012. Le prix de l’adhésion, 15 euros ou 10 en tarif social, freine encore les ardeurs. L’intérêt demeure limité, un quart des Français seulement se disant concerné, contre un peu plus de la moitié des sympathisants socialistes ou de Place publique. Les débats ont néanmoins convaincu de nouveaux inscrits de rejoindre la course, et il reste quelques jours pour s’enregistrer avant le premier tour.
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