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La Bourse de New York part dans tous les sens entre puces électroniques et pétrole

Wall Street hésite à l’ouverture, entre l’euphorie des semi-conducteurs et les craintes géopolitiques. Les investisseurs scrutent à la fois l’intelligence…

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La Bourse de New York part dans tous les sens entre puces électroniques et pétrole

Wall Street hésite à l’ouverture, entre l’euphorie des semi-conducteurs et les craintes géopolitiques. Les investisseurs scrutent à la fois l’intelligence artificielle et le détroit d’Ormuz.

Lundi matin, les trois grands indices new-yorkais ont attaqué la séance sans direction commune. Le Dow Jones cédait 0,23% pour s’installer à 53.609,60 points, tandis que le S&P 500 restait pratiquement stable avec un gain minuscule de 0,03% à 7.788,24 points. Le Nasdaq Composite, lui, avançait de 0,24% à 26.792,26 points, porté par l’appétit retrouvé pour les valeurs technologiques.

Le moteur de cette dynamique se trouve du côté des fabricants de puces. L’entreprise d’intelligence artificielle Anthropic a fait état de prévisions ambitieuses pour 2028, avec un chiffre d’affaires estimé entre 190 et 200 milliards de dollars. Cette perspective a redonné des couleurs au secteur, à l’image de Micron Technology qui bondissait de 3,8%. Pour certains analystes, ces annonces dissipent les craintes d’une bulle artificielle de l’IA et rassurent sur la solidité de la demande.

Parallèlement, le scénario d’une politique monétaire plus souple continue de soutenir le moral. Les derniers indicateurs économiques incitent les opérateurs à penser que la Réserve fédérale ne touchera pas à ses taux lors de sa prochaine réunion. Mais l’optimisme reste fragile. Le dossier du détroit d’Ormuz pèse sur la tendance, Téhéran ayant prévenu qu’il intensifierait les tensions dans la région si les discussions avec Washington aboutissaient à une impasse.

Du côté des valeurs individuelles, Workday reculait de 2,5% après que deux grandes banques d’affaires ont abaissé leurs recommandations sur le titre. Cette prudence rappelle que la reprise du secteur technologique n’est pas un long fleuve tranquille, surtout quand la géopolitique s’invite dans les calculs des investisseurs.

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