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Virgin s’engouffre dans le tunnel sous la Manche et bouscule Eurostar

Le régulateur britannique a ouvert la voie à Virgin pour faire rouler ses trains vers Paris, Bruxelles et Amsterdam. Eurostar va devoir partager la ligne…

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Virgin s'engouffre dans le tunnel sous la Manche et bouscule Eurostar

Le régulateur britannique a ouvert la voie à Virgin pour faire rouler ses trains vers Paris, Bruxelles et Amsterdam. Eurostar va devoir partager la ligne Londres-continent à partir de 2030.

C’est une petite révolution qui se prépare sur la ligne à grande vitesse entre Londres et le continent. L’autorité britannique du rail a donné son accord de principe à Virgin pour exploiter jusqu’à 20 allers-retours quotidiens entre la capitale anglaise et Paris, Bruxelles ou Amsterdam. Le feu vert couvre une période allant d’octobre 2030 à décembre 2040.

Mais le chemin est encore long. Virgin doit d’abord acheter ou louer des trains, obtenir le droit de circuler sur d’autres réseaux, notamment en France et en Belgique, et décrocher toutes les certifications de sécurité exigées par le régulateur britannique et par les autorités européennes. Autant d’étapes qui peuvent prendre du temps et qui ont déjà fait échouer d’autres projets par le passé.

Rappelons qu’Eurostar profite aujourd’hui d’un monopole de fait sur les liaisons passagers sous la Manche. L’entreprise a longtemps été la seule à utiliser le dépôt de Temple Mills, un site stratégique à Londres que Virgin a réussi à décrocher en octobre 2025. D’autres candidats, comme l’italien Trenitalia, rêvent aussi de s’aventurer sur ces rails. Mais depuis l’ouverture de la ligne en 1994, aucune concurrence n’a jamais vu le jour.

Les voyageurs, eux, espèrent que cette ouverture va faire baisser les prix. Aujourd’hui, prendre le train pour Paris coûte souvent plus cher que l’avion. Eurotunnel, le gestionnaire du tunnel, assure pourtant que l’infrastructure peut accueillir jusqu’à 1 000 trains par jour, contre 400 aujourd’hui. Le groupe qui exploite la ligne côté britannique affirme même que la capacité n’est utilisée qu’à moitié. De quoi laisser la place à de nouveaux venus.

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