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Amélie Nothomb et son perroquet, une histoire d’amour sans morale

La romancière belge sort un nouveau roman, « L’adolescence du perroquet », le 19 août. Elle y explore la passion à sens unique et raconte sa propre relation…

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Amélie Nothomb et son perroquet, une histoire d'amour sans morale

La romancière belge sort un nouveau roman, « L’adolescence du perroquet », le 19 août. Elle y explore la passion à sens unique et raconte sa propre relation à l’écriture, toujours aussi exigeante.

Depuis plus de trois décennies, Amélie Nothomb a pris l’habitude de paraître en librairie au mois d’août. Cette année, son nouveau roman, « L’adolescence du perroquet », sort le 19 août chez Albin Michel. Elle le présente comme un conte. L’émotion de publier reste toujours aussi forte. Elle se dit dans une histoire d’amour formidable avec ses lecteurs depuis 34 ans. Un miracle, selon elle, qui n’est jamais acquis et qui demande beaucoup d’efforts.

L’auteure est fascinée par les oiseaux. Ce qui la captive chez eux, c’est leur double capacité à parler et à crier. Le perroquet, dit-elle, est le plus doué des parleurs. Il comprend ce qu’il dit et peut même être un chanteur remarquable. Son cri, en revanche, est d’une violence rare. Dans son récit, Jo est un perroquet gris du Gabon. Cette espèce est à la fois la plus intelligente et la plus retorse. Alban, le narrateur, aime Jo d’un amour absolu, mais l’oiseau ne le lui rend pas. Cette situation n’est pas rare, remarque-t-elle. L’amour n’est jamais dû. Et si le roman porte une leçon, ce serait que l’amour ignore la morale.

Côté écriture, Amélie Nothomb ne change pas ses habitudes. Elle compose trois romans chaque année, sans savoir lequel sera publié. Elle les relit à la fin de l’hiver et fait son choix. Pour écrire, elle s’accorde quatre heures par jour, de quatre heures à huit heures du matin. Elle se rend ensuite chez son éditeur pour répondre aux lettres reçues. Se lever si tôt lui permet de commencer par ce qui est le plus difficile. L’écriture, confie-t-elle, est une épreuve de chaque instant. Plus elle écrit, plus la difficulté grandit. Pourtant, c’est ce qui rend la tâche si précieuse à ses yeux. Elle ne laissera ce plaisir à personne d’autre.

Au fil des ans, elle a appris à situer physiquement la zone de son cerveau nécessaire à l’écriture. Elle se tient à la frontière entre la folie et le sens. Le plus dur est de faire correspondre les mots au son intérieur, d’éviter les fausses notes. Son écriture s’est peu à peu épurée. Ce n’est pas une question de longueur, mais de justesse. Dans trente ans, elle espère atteindre une sorte de haïku, la pierre philosophale.

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