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Gravelines se rebranche après l’invasion de méduses

Deux des trois réacteurs mis hors service à cause d’un afflux de méduses sont de nouveau raccordés au réseau. Le quatrième reste à l’arrêt, dans un parc…

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Gravelines se rebranche après l'invasion de méduses

Deux des trois réacteurs mis hors service à cause d’un afflux de méduses sont de nouveau raccordés au réseau. Le quatrième reste à l’arrêt, dans un parc nucléaire français déjà mis à rude épreuve.

Le réacteur numéro 3 de la centrale de Gravelines a été rebranché au réseau électrique national mardi matin. C’est la deuxième des trois unités stoppées le 10 août à revenir en service, après le numéro 2 jeudi dernier. Avec ce redémarrage, quatre des six réacteurs de la plus grande centrale d’Europe de l’Ouest tournent à nouveau, les numéros 1, 2, 3 et 6. Le numéro 4 reste coupé, tandis que le 5 est à l’arrêt pour maintenance programmée.

L’origine de la panne est connue. Ce sont des tonnes de méduses qui se sont engouffrées dans les stations de pompage, là où l’eau de mer est aspirée pour refroidir les installations. Elles ont obstrué les circuits et forcé l’arrêt des réacteurs 2, 3 et 4. Le phénomène n’est pas nouveau sur ce littoral, où la présence de ces animaux est saisonnière. Mais les signalements de grands bancs deviennent plus fréquents à cette époque de l’année. Cette fois, l’épisode tombe en plein cœur d’une canicule, alors que la production nucléaire est déjà perturbée par les fortes chaleurs.

Un autre pépin est venu s’ajouter. Le réacteur numéro 1 a été arrêté de jeudi à samedi en raison d’un niveau d’eau trop bas dans un générateur de vapeur. Ce contre-temps n’a entraîné aucune conséquence sur la sûreté des installations, la sécurité du personnel ou l’environnement. La semaine dernière, le parc nucléaire français a atteint un record d’indisponibilités liées à l’environnement, avec 20,4 % de ses capacités à l’arrêt. Cela peut sembler préoccupant, mais l’approvisionnement en électricité du pays est resté assuré.

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