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Trois défaites cuisantes mais un superpouvoir de licenciement la Cour suprême bouscule Trump
La Cour suprême américaine a clos sa session annuelle par un bilan en demi-teinte pour Donald Trump. Le président obtient un contrôle accru sur les…


La Cour suprême américaine a clos sa session annuelle par un bilan en demi-teinte pour Donald Trump. Le président obtient un contrôle accru sur les agences fédérales mais perd sur ses dossiers les plus chers.
Le 25 juin, la plus haute juridiction des États-Unis a rendu son dernier arrêt de la session. Elle a rejeté la tentative de Donald Trump de supprimer le droit du sol pour les enfants d’immigrés sans papiers. Le président de la Cour, le juge conservateur John Roberts, a recadré le représentant du gouvernement qui invoquait un nouveau monde où huit milliards de personnes sont à un vol d’avion d’avoir un enfant citoyen américain. Roberts a répliqué que si le monde change, la Constitution reste la même. Ce refus s’ajoute à deux autres revers majeurs subis ces derniers mois. En février, la Cour avait invalidé les droits de douane imposés par Trump. Et la veille de cette décision, elle avait empêché le limogeage d’une responsable de la Banque centrale américaine, la Fed.
Ces trois échecs sur des sujets fétiches du président pèsent lourd. Un professeur de droit de l’université d’Indiana estime que Trump considérera probablement cette session comme mauvaise pour lui. Pourtant, l’administration a gagné dans la plupart des dossiers qu’elle a portés devant la Cour. La majorité conservatrice, six juges sur neuf, a globalement suivi son orientation idéologique. Elle a autorisé les États à exclure les sportives transgenres des compétitions féminines scolaires et universitaires. Elle a aussi annulé des restrictions au port d’armes. Et elle a validé des découpages électoraux censés favoriser les minorités, une décision qui pourrait limiter les pertes républicaines aux élections de mi-mandat.
Le vrai changement, c’est le pouvoir de licenciement accordé au président. La Cour a reconnu à Donald Trump la prérogative de révoquer à sa guise les responsables des agences publiques indépendantes, renversant une jurisprudence vieille de 90 ans. Le président pourra désormais virer sans motif des hauts fonctionnaires, des experts du nucléaire, des économistes ou des médecins. Un ancien procureur fédéral prévient que l’impact sera large et pernicieux. Même sans licencier massivement, la menace suffit à faire trembler tous les autres. Ce nouveau pouvoir vient renforcer un président qui adore la formule emblématique de son émission de téléréalité. Vous êtes viré.
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