Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

Le Medef veut faire payer fonctionnaires et retraités pour renflouer les caisses de l’État

L’organisation patronale dégaine une cinquantaine de mesures choc pour économiser 100 milliards d’euros d’ici 2030. Objectif : réduire le déficit sans…

Article

le

Le Medef veut faire payer fonctionnaires et retraités pour renflouer les caisses de l’État

L’organisation patronale dégaine une cinquantaine de mesures choc pour économiser 100 milliards d’euros d’ici 2030. Objectif : réduire le déficit sans toucher aux entreprises, mais en faisant porter la moitié de l’effort sur les agents publics et les seniors.

Le Medef a sorti son calepin. Dans un document interne, révélé par la presse économique, la première organisation patronale française propose un plan d’économies massif pour remettre les finances publiques sur les rails. Le but est clair : dégager 100 milliards d’euros d’économies d’ici 2030, et ramener le déficit sous la barre des 3 % du PIB en 2029, comme le demande Bruxelles. Mais la répartition de l’effort fait débat. Selon les calculs du Medef, près de la moitié des coupes reposerait sur deux catégories : les fonctionnaires et les retraités.

Côté fonction publique, le Medef propose de réduire les effectifs et de geler le point d’indice salarial, une mesure qui pèse directement sur le pouvoir d’achat des agents. Côté retraites, le patronat veut repousser l’âge de départ à 65 ans, geler les pensions de base l’année prochaine, puis les sous-indexer jusqu’en 2030. Ces mesures, selon le document, s’appuient sur des rapports de la Cour des comptes et de l’Inspection générale des finances. L’objectif affiché est d’atteindre 44 milliards d’économies dès 2027, sans augmenter les impôts, une solution que le Medef juge « moins récessive » qu’une hausse de la fiscalité.

Pendant ce temps, les entreprises seraient largement épargnées. Le Medef demande la fin de la surtaxe sur les bénéfices des plus grosses sociétés et une baisse des impôts de production dès 2027. Pour compenser, il propose un transfert : alléger les cotisations sociales des salariés et employeurs, mais augmenter la TVA de 2,3 points. Le plan prévoit aussi un gel des prestations sociales, un durcissement des droits au chômage, une baisse des remboursements de santé et une réduction des subventions aux associations. Le tout pour un objectif clair : passer d’un déficit de 5,1 % du PIB en 2025 à 4,2 % en 2027, et sous les 3 % deux ans plus tard.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus