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Repas à un euro pour tous la facture salée pour les Crous

Un rapport parlementaire estime que la mesure, adoptée en mai 2026, fragilise l’équilibre économique des restaurants universitaires. Les experts plaident…

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Repas à un euro pour tous la facture salée pour les Crous

Un rapport parlementaire estime que la mesure, adoptée en mai 2026, fragilise l’équilibre économique des restaurants universitaires. Les experts plaident pour une refonte des bourses plutôt que cette aide jugée trop large.

C’était une promesse politique et une mesure phare du budget 2026. Depuis le 1er mai, tous les étudiants, sans condition de ressources, peuvent manger dans les Crous pour un euro. Mais ce geste d’apparence simple a un coût bien plus lourd qu’il n’y paraît. Chaque repas revient en moyenne à 7,89 euros à produire. Le reste est couvert par l’argent public. Le modèle tient grâce aux subventions de l’État. Problème selon un rapport parlementaire révélé cette semaine cette généralisation met les Crous sous pression. Les restaurants universitaires sont déjà structurellement déficitaires. Augmenter le nombre de bénéficiaires sans augmenter assez les financements, c’est prendre le risque de casser la machine.

Concrètement, les chiffres donnent le vertige. Le réseau national des Crous prévoit une hausse de 12 % des repas servis aux non-boursiers en 2026, puis 10 % en 2027. Mais l’enveloppe allouée pour cette mesure est jugée insuffisante dès le départ. Le gouvernement a prévu 59 millions d’euros pour 2026, alors que les besoins réels sont estimés entre 61 et 89 millions. En année pleine, le trou pourrait grimper à 116 millions. Les conséquences ne sont pas que budgétaires. Certains restaurants universitaires risquent la saturation. Les files d’attente s’allongent. Et surtout, les experts du rapport le disent clairement cette aide universelle dilue mécaniquement l’effort fait pour les plus précaires. Ceux qui avaient vraiment besoin de ce tarif avant l’extension se retrouvent noyés dans la masse.

Face à ce constat, les auteurs du rapport ne demandent pas la suppression du repas à un euro. Ils proposent une autre piste. Une réforme en profondeur du système de bourses. Selon eux, c’est une solution plus puissante et plus équitable pour soutenir les étudiants modestes. Une réforme promise depuis longtemps par l’exécutif mais jamais concrétisée. De son côté, le ministère de l’Enseignement supérieur assure suivre la situation de près et se dit prêt à ajuster le dispositif si nécessaire. La mesure est en place depuis mai et le gouvernement promet de faire le nécessaire pour que tout se passe bien. Mais pour l’instant, le débat est loin d’être clos entre une aide immédiate pour tous et une aide ciblée pour ceux qui en ont vraiment besoin.

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