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Ukraine sabotage : le silence comme aveu, la satisfaction comme message

Kiev n’a jamais officiellement revendiqué l’attaque, mais elle n’a pas non plus caché son enthousiasme. Une position ambiguë qui en dit long sur les…

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Ukraine sabotage : le silence comme aveu, la satisfaction comme message

Kiev n’a jamais officiellement revendiqué l’attaque, mais elle n’a pas non plus caché son enthousiasme. Une position ambiguë qui en dit long sur les non-dits de la guerre.

Les faits sont clairs. Depuis le début du conflit, plusieurs sabotages ont visé des infrastructures russes ou des zones sous contrôle de Moscou. Et à chaque fois, la même réponse de la part des autorités ukrainiennes : pas de revendication, mais pas de déni non plus.

Ce silence stratégique a un nom. C’est ce qu’on appelle la « déni plausible ». Une méthode qui permet à un État de laisser planer le doute sur son rôle, tout en savourant les retombées politiques et militaires d’une opération. L’Ukraine joue cette carte avec soin. Elle ne dit jamais « c’est nous », mais elle ne dit jamais non plus « ce n’est pas nous ». Ce flou est une arme.

Derrière cette attitude, il y a un calcul simple. Reconnaître un sabotage expose à des représailles directes, à une escalade dangereuse ou à une perte de soutien diplomatique. Mais afficher ouvertement sa satisfaction, comme Kiev l’a fait, permet de galvaniser l’opinion publique, de maintenir la pression sur l’ennemi et de rappeler que l’Ukraine reste capable de frapper là où ça fait mal. Sans avoir à en payer le prix politique.

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