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Le dialogue entre Washington et Téhéran est dans l’impasse, le détroit d’Ormuz reste verrouillé
Alors que Trump assure qu’aucune discussion n’est en cours avec l’Iran, Téhéran maintient son contrôle sur le détroit d’Ormuz. Huit mois après le début de…


Alors que Trump assure qu’aucune discussion n’est en cours avec l’Iran, Téhéran maintient son contrôle sur le détroit d’Ormuz. Huit mois après le début de la guerre, la région retient son souffle.
Le président américain a affirmé qu’aucune conversation n’était en cours avec la République islamique d’Iran, ni prévue. Il a aussi assuré que le blocus naval restait pleinement effectif, que le détroit d’Ormuz était ouvert et fonctionnel, et que les mines marines avaient été enlevées ou déclenchées. Dans le même temps, les Émirats arabes unis ont émis une alerte par téléphone appelant la population à se mettre à l’abri face à des menaces de missiles. C’est la première fois depuis un mois que ce type d’alerte est déclenché.
Cette apparente fermeté ne reflète pas toute la confusion du moment. L’émissaire Jared Kushner avait évoqué des discussions très positives et animées. Une source américaine a ensuite précisé que ces échanges étaient suspendus et que le président avait demandé à ses équipes de ne pas les reprendre tant que Téhéran ne se rapprocherait pas des positions américaines. Or l’Iran ne montre aucun signe d’apaisement. Son négociateur en chef a répété que le détroit ne serait pas rouvert tant que Washington n’aura pas rempli les engagements prévus par l’accord signé en juin. Ce texte devait offrir soixante jours de trêve pour négocier un règlement diplomatique, mais il n’a rien donné. Téhéran exige la levée du blocus naval, le déblocage de ses avoirs gelés, la fin de l’embargo pétrolier et l’arrêt des opérations militaires sur tous les fronts.
Le président américain a même évoqué l’idée de faire d’Ormuz un territoire américain, avec une carte publiée sur son réseau social. Mais la réalité du terrain est plus nuancée. Le trafic maritime reste très faible par rapport à ce qu’il était avant le conflit, même si certains navires traversent le détroit en éteignant leur transpondeur pour ne pas être repérés. Après les frappes israélo-américaines et les ripostes iraniennes, tout le monde semble avoir choisi une posture attentiste. Washington évite une escalade massive, d’autant que la guerre contre l’Iran est impopulaire aux États-Unis et que les réserves de missiles sont largement entamées. Le pari américain repose donc sur la pression économique, entre blocus maritime et sanctions.
Côté diplomatie, le Qatar continue de pousser vers une sortie de crise. Il a affirmé qu’un accord entre l’Iran et Oman sur le détroit d’Ormuz faciliterait la reprise des négociations. Les deux pays riverains discutent depuis plusieurs semaines de la gestion de cette voie de passage stratégique, et Téhéran assure que les coordonnées du tracé envisagé ont été approuvées. Mais un point de friction reste entier. L’Iran veut imposer des frais de navigation aux navires qui transitent, une exigence que Washington et plusieurs pays de la région refusent catégoriquement. De quoi repousser encore un peu plus la perspective d’un accord.
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