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Elle pensait avoir une vieille sculpture dans son grenier. C’était un bronze de Camille Claudel perdu depuis

Un exemplaire unique de « L’Âge mûr », retrouvé par hasard dans une famille qui ignorait tout de sa valeur, sera vendu aux enchères à Paris le 20…

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Elle pensait avoir une vieille sculpture dans son grenier. C’était un bronze de Camille Claudel perdu depuis plus d’un siècle

Un exemplaire unique de « L’Âge mûr », retrouvé par hasard dans une famille qui ignorait tout de sa valeur, sera vendu aux enchères à Paris le 20 septembre. L’histoire de cette redécouverte est aussi incroyable que celle de la première.*

Imaginez une sculpture qui dort dans un coin de votre maison depuis des générations. Personne ne sait vraiment d’où elle vient. Personne ne se doute qu’elle vaut plusieurs millions d’euros. C’est exactement ce qui est arrivé à une famille de la région parisienne. Huit jours seulement après la vente médiatisée d’un premier bronze de Camille Claudel, ils ont reconnu à la télévision la même œuvre qui trônait chez eux. Leur réaction a été immédiate. Ils ont contacté un commissaire-priseur. Et là, les experts ont rapidement compris qu’il ne s’agissait pas d’une copie. C’était le numéro 5 de « L’Âge mûr », une pièce dont la trace était perdue depuis les premières expositions en 1907 et 1908.

Cette sculpture est l’une des plus célèbres de Camille Claudel. Elle raconte une histoire violente et personnelle. Une femme agenouillée tend les bras vers le vide, tandis qu’une autre figure s’éloigne. Pour beaucoup, c’est le reflet de la passion déchirante entre l’artiste et Auguste Rodin. Mais c’est aussi le symbole de sa chute, de la rupture qui l’a menée à la folie et à l’isolement. L’œuvre porte plusieurs noms : « La Destinée », « Le Chemin de la vie », « La Fatalité ». Elle n’existe qu’en cinq exemplaires de cette taille précise. Celui-ci mesure 61,5 centimètres de haut, il est signé « C. Claudel » et marqué du cachet du fondeur Eugène Blot, l’ami indéfectible de l’artiste.

La mise à prix est fixée à 1,5 million d’euros. Mais les experts espèrent bien dépasser ce montant. En février 2025, le premier exemplaire retrouvé dans un appartement parisien vide avait été vendu 3,1 millions d’euros, soit 3,6 millions avec les frais. Cette nouvelle vente aura lieu le 20 septembre à l’Hôtel Drouot, en plein week-end des Journées du Patrimoine. Une coïncidence presque poétique pour une œuvre qui a traversé le siècle dans l’ombre, avant de surgir à nouveau sous la lumière.

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