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Les Suédois règlent leurs comptes avec l’arbitre

Après le 3-0 encaissé face à la France, les joueurs scandinaves crient au favoritisme arbitral. Victor Lindelöf et Viktor Gyokeres pointent un traitement…

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Les Suédois règlent leurs comptes avec l'arbitre

Après le 3-0 encaissé face à la France, les joueurs scandinaves crient au favoritisme arbitral. Victor Lindelöf et Viktor Gyokeres pointent un traitement inéquitable sur le terrain.

C’est une défaite qui laisse des traces. Ce mardi, la France a déroulé en seizièmes de finale, mais le score ne dit pas tout. Du côté suédois, on estime que l’arbitre néerlandais Danny Makkelie a protégé les Bleus. Les critiques fusent. « Nous voulions être intraitables dans les duels et montrer que nous visions un bon résultat, explique Victor Lindelöf. Mais je pense qu’ils obtiennent parfois des coups francs un peu faciles, même si nous sommes combatifs ». Le défenseur reproche à l’arbitrage d’avoir sifflé trop de fautes contre la Suède tout en laissant passer des contacts côté français. Viktor Gyokeres, lui, a vécu un match de frustration. Souvent au coude-à-coude avec Upamecano et Saliba, l’attaquant d’Arsenal a senti un déséquilibre. « J’ai reçu un coup de coude au visage en deuxième mi-temps, raconte-t-il. J’aurais probablement dû obtenir un ou deux coups francs supplémentaires ». Gabriel Gudmundsson enfonce le clou. « Avec autant de stars, les arbitres sifflent peut-être moins, lance-t-il. Ils auraient pu siffler bien plus souvent. C’est ce qui se passe quand on affronte la France ». Pour lui, les « petites équipes » paient le prix face aux favoris.

Mais les griefs ne s’arrêtent pas aux coups de sifflet. Les remplacements ont aussi viré au fiasco. À la 66e minute, Besfort Zeneli et Taha Ali étaient prêts à entrer, mais la procédure a traîné. « La communication entre le quatrième arbitre et l’arbitre principal était très confuse, confie Zeneli. On avait l’impression qu’ils ne se parlaient pas du tout. On est restés là à crier sur tout le staff ». Même scénario à la 82e pour Benjamin Nygren. « On allait faire un changement, et l’arbitre nous a demandé si on était prêts. On a dit oui et là ils ont commencé à jouer… Je ne sais pas ce que l’arbitre faisait », déplore le milieu du Celtic. De son côté, Graham Potter a refusé d’alimenter la polémique, préférant encenser la performance française. Une chose est sûre : le chemin des Suédois s’arrête là, et l’amertume risque de durer.

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