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Pourquoi votre plat préparé va bientôt devoir dévoiler la vraie provenance de sa viande

Les sénateurs ont validé une obligation d’affichage de l’origine des viandes dans les lasagnes, croque-monsieur ou cassoulet vendus en supermarché. Une…

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Pourquoi votre plat préparé va bientôt devoir dévoiler la vraie provenance de sa viande

Les sénateurs ont validé une obligation d’affichage de l’origine des viandes dans les lasagnes, croque-monsieur ou cassoulet vendus en supermarché. Une mesure qui vise à mettre fin au flou qui règne depuis des années sur la traçabilité des plats cuisinés.

Jusqu’ici, seules les viandes brutes en rayon devaient indiquer leur provenance. Dès qu’un morceau de bœuf ou de poulet se retrouvait dans une préparation, l’information disparaissait. Pour le consommateur, impossible de savoir si la viande d’un hachis parmentier ou d’une pizza est française ou importée. Ce vide juridique va être comblé. La ministre de l’Agriculture a défendu une avancée qu’elle qualifie d’inédite, soulignant que l’exigence de transparence existe déjà dans les restaurants depuis 2025 pour la volaille, les ovins et le porc, et depuis 2022 pour le bœuf. Le texte adopté par le Sénat étend cette logique aux rayons des supermarchés.

Reste un obstacle de taille : le droit européen limite l’imposition de l’origine des produits. Pour contourner cette contrainte, le gouvernement a invoqué une exception : quand les consommateurs le réclament fortement et qu’un lien est établi entre l’origine et les qualités du produit. La ministre a insisté sur la spécificité française, évoquant le goût, la variété des races ou les modes d’élevage plus vertueux. Les industriels devront donc mentionner le pays de naissance, d’élevage et d’abattage des animaux. Une simplification est possible si ces trois étapes ont eu lieu dans le même pays, avec une mention unique comme « Origine France » ou « UE ». Attention toutefois : les plats contenant moins de 8 % de viande seront exemptés. L’affichage devra être clair, pas question de le cacher dans un QR code.

Le Sénat a aussi voté une mesure équivalente pour les poissons d’élevage. Et dans la foulée, un autre article du projet de loi oblige la grande distribution à publier chaque année le pourcentage de produits de marques distributeurs achetés en France. L’objectif est simple : donner aux consommateurs les moyens de faire leurs choix en toute connaissance de cause. Le texte doit encore passer les dernières étapes parlementaires, mais la tendance est nette. La transparence sur l’assiette devient une règle, pas une exception.

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