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Invisalign dans le collimateur de l’UE pour abus de position dominante

Bruxelles soupçonne le fabricant des célèbres gouttières transparentes d’imposer ses scanners aux dentistes. Une pratique qui pourrait verrouiller le…

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Invisalign dans le collimateur de l’UE pour abus de position dominante

Bruxelles soupçonne le fabricant des célèbres gouttières transparentes d’imposer ses scanners aux dentistes. Une pratique qui pourrait verrouiller le marché et limiter la concurrence.

L’Union européenne lance une enquête approfondie contre Align Technology, la société américaine derrière Invisalign. Les autorités lui reprochent d’abuser de son quasi-monopole dans les aligneurs dentaires transparents. Depuis 2017, la marque domine largement ce secteur en pleine explosion, portée par le succès des traitements esthétiques discrets. Mais selon Bruxelles, le groupe californien ne se contente pas de vendre ses gouttières. Il imposerait aux orthodontistes un matériel spécifique pour pouvoir les commander.

Le problème est technique et stratégique. Pour fabriquer une gouttière sur mesure, le dentiste doit d’abord scanner la bouche du patient en 3D. Align Technology propose son propre scanner, l’iTero, et obligerait les praticiens à l’acheter même quand ils utilisent des appareils concurrents. Pourtant, les fichiers numériques pourraient être compatibles. En liant la vente des scanners à celle des aligneurs, l’entreprise créerait « un écosystème fermé », dénonce la Commission. Les orthodontistes se retrouvent piégés, et les rivaux peinent à percer.

Align Technology, fondée il y a près de trente ans, reste un géant. En 2025, son chiffre d’affaires a atteint 4 milliards de dollars, dont plus des trois quarts grâce aux gouttières Invisalign. La marque revendique 22 millions de patients traités dans le monde. Mais Bruxelles veut vérifier si cette position dominante freine illégalement l’innovation et la concurrence. L’enquête pourrait déboucher sur des amendes ou l’obligation de revoir les pratiques commerciales. En attendant, les dentistes et leurs patients retiennent leur souffle.

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