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L’Espagne a des raisons de trembler avant les 16es

La Roja a fini première de son groupe sans encaisser le moindre but. Pourtant, avant son duel contre l’Autriche, plusieurs voyants sont au rouge.

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L'Espagne a des raisons de trembler avant les 16es

La Roja a fini première de son groupe sans encaisser le moindre but. Pourtant, avant son duel contre l’Autriche, plusieurs voyants sont au rouge.

L’Espagne repart de Guadalajara avec sept points, zéro but encaissé et un statut de favorite intact. Mais à y regarder de plus près, le tableau est moins idyllique. Luis de la Fuente sait que son équipe doit hausser son niveau si elle veut aller loin.

Le premier gros point noir concerne les ailiers. Nico Williams a quitté la pelouse contre l’Uruguay avec une blessure musculaire. Yeremy Pino, lui, souffre d’une clavicule endommagée. Tous deux seront absents pour le prochain match, et leur retour pour la suite semble très compromis. Victor Munoz est également à l’infirmerie, sans date de retour connue. Dans ce contexte, Lamine Yamal n’est pas au mieux. Revenu tout juste de blessure, il a donné des signes de fatigue évidents en seconde période face à l’Uruguay. Mikel Merino est dans le même cas, lui qui traîne une longue absence en début de saison et semble avoir perdu sa place dans la hiérarchie.

Le milieu de terrain inquiète aussi. Rodri, pourtant Ballon d’Or en titre, est très loin de son niveau de l’Euro. Sa blessure au genou semble encore le handicaper. En Angleterre, certains évoquent même une nouvelle opération. Malgré tout, Luis de la Fuente continue de compter sur lui comme pièce centrale. Son remplaçant habituel, Martin Zubimendi, n’a pas joué une seule minute dans ce Mondial. Quant à Pedri, il reste important mais alterne le brillant et le terne. C’est dans un rôle de relayeur aux côtés de Rodri, comme en 4-2-3-1, qu’il a été le plus tranchant contre l’Uruguay.

Le vrai casse-tête reste l’efficacité offensive. L’Espagne est la cinquième équipe qui génère le plus d’expected goals avec 6,58. Mais elle n’est que 38e au classement de la concrétisation. Face au Cap-Vert, le problème était criant malgré un gardien adverse inspiré. La victoire 4-0 contre l’Arabie Saoudite avait semblé régler la question. Contre l’Uruguay, les vieux démons sont revenus. La Roja a dominé sans marquer, et c’est une erreur de Fernando Muslera qui lui a offert la victoire sur le plus petit des scores. Pas de quoi rassurer avant de croiser l’Autriche, jeudi.

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