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Pharrell transforme Paris en plage géante pour son défilé Louis Vuitton

Sous une chaleur écrasante, le directeur artistique américain a installé une vague artificielle et du sable dans les jardins de la Cité Universitaire. Un…

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Pharrell transforme Paris en plage géante pour son défilé Louis Vuitton

Sous une chaleur écrasante, le directeur artistique américain a installé une vague artificielle et du sable dans les jardins de la Cité Universitaire. Un show qui sent bon les vacances, tandis que la canicule bouscule toute la semaine de la mode parisienne.

C’est un décor de carte postale qui a accueilli les invités du défilé Louis Vuitton mardi. Dans les jardins de la Cité Universitaire à Paris, une immense vague factice surplombait un tapis de sable. Les mannequins arrivaient par en dessous, comme surgis de l’océan, avant de défiler sur la plage improvisée. Orchestre et chanteurs gospel accompagnaient la scène. Certains portaient des costumes sur mesure, d’autres un look streetwear basket fine et bermuda, parfois incrusté de coquillages. Des silhouettes de surfeurs, longs cheveux, casquette vissée, combinaison néoprène ou planche sous le bras, ont rythmé la présentation.

Pharrell Williams, originaire de Virginia Beach, ville côtière américaine, a travaillé les nuances de bleu du marine au ciel, mêlées à des beiges clairs et des touches de jaune vif. Le basketteur Victor Wembanyama, le nageur Léon Marchand, les acteurs Tahar Rahim, François Civil, Pio Marmaï et Jeremy Allen White étaient parmi les invités. En fin de soirée, le styliste est apparu pour saluer l’assistance, aux côtés de Bernard Arnault, patron de LVMH, et du rappeur Future.

La canicule qui frappe la France a directement perturbé l’organisation des défilés. Plusieurs ont été avancés le matin pour éviter les heures les plus chaudes. Pascal Morand, président de la Fédération de la Haute Couture et de la Mode, a expliqué appliquer le plan canicule gouvernemental. De l’eau, des éventails et des brumisateurs ont été distribués au public. À l’Institut Français de la Mode, les mannequins défilaient sous le soleil, stoïques, vêtus de manteaux et vestes épaisses. La marque Études Studio a choisi la fraîcheur de la Galerie Basse du Palais de Tokyo, s’inspirant de l’artiste américain Gordon Matta Clark avec un ensemble denim graffiti. Auralee, maison japonaise, a présenté des costumes amples aux tons marine, gris et kaki, accessoirisés de sacs en toile, tongs et bijoux en perles, relevés de turquoise et orange.

Parmi les temps forts de la semaine, le défilé Dior de Jonathan Anderson a été avancé mercredi matin à cause des fortes chaleurs. Le styliste nord-irlandais, qui avait mêlé aristocratie et punk en janvier, pourrait encore surprendre avec des associations inattendues. Jusqu’à dimanche, environ 70 marques dévoileront leurs collections printemps été 2027. Les premières silhouettes masculines de Sarah Burton pour Givenchy jeudi, et celles de Michael Rider pour Celine dimanche, sont aussi très attendues.

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