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La Garonne trop chaude, EDF débranche le dernier réacteur en activité de Golfech

La Garonne est trop chaude pour respecter les règles environnementales. EDF a donc arrêté samedi le seul réacteur encore en activité de sa centrale de…

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Golfech coupe le courant, la Garonne a trop chaud

Mis à jour le 9 août à 12h34

La Garonne est trop chaude pour respecter les règles environnementales. EDF a donc arrêté samedi le seul réacteur encore en activité de sa centrale de Golfech, à peine remis en route la veille.

Le réacteur n°2 de la centrale de Golfech n’aura pas tenu longtemps. Redémarré vendredi, il a été stoppé de nouveau samedi soir, a annoncé EDF. La raison tient en un chiffre, la température de la Garonne. Le fleuve, qui reçoit des eaux de refroidissement déjà plus chaudes que lui, devait franchir la barre des 28 degrés ce dimanche 9 août. Or la réglementation française oblige à réduire la puissance ou à arrêter le réacteur au-delà de ce seuil, pour préserver l’environnement et la biodiversité. L’exploitant a donc choisi d’arrêter l’unité de production n°2 plutôt que de la faire fonctionner à puissance réduite.

Cet arrêt est le quatrième de l’été pour ce réacteur. Le 29 juillet, il avait déjà été mis à l’arrêt. La Garonne est redescendue sous les 28 degrés dès le 31 juillet, mais l’unité est restée éteinte plusieurs jours de plus, cette fois à cause d’un système défaillant nécessaire à l’alimentation en eau des générateurs de vapeur. Vendredi, tout semblait rentré dans l’ordre. Mais la nouvelle montée de température a tout remis en cause. Il faut dire que le réacteur n°1 est lui aussi à l’arrêt, pour maintenance et remplacement de combustible. Résultat, la centrale de Golfech est complètement éteinte en plein été.

Cette situation illustre le casse-tête du nucléaire face aux canicules à répétition. Les fortes chaleurs pèsent sur la production d’EDF, qui estime avoir perdu 1 térawattheure en juin et 2 térawattheures en juillet, soit 3 térawattheures en deux mois. Cela représente environ 3% de sa production en juin et 6% en juillet, bien plus que la moyenne annuelle des pertes liées à la sécheresse et aux rivières trop chaudes. Depuis 2000, ces pertes représentent en moyenne 0,3% de la production annuelle du parc. Pourtant, EDF se veut rassurant. Le niveau de production est suffisant pour répondre à la demande et la France a même battu un record d’exportation d’électricité au premier semestre 2026, avec 51 térawattheures exportés malgré la canicule.

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