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Le Hezbollah exige le départ complet d’Israël du sud du Liban, sans attendre

Malgré un cessez-le-feu fragile, des tirs israéliens ont fait deux morts. Le parti chiite pose une condition claire pour éviter une nouvelle escalade.

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Le Hezbollah exige le départ complet d'Israël du sud du Liban, sans attendre

Malgré un cessez-le-feu fragile, des tirs israéliens ont fait deux morts. Le parti chiite pose une condition claire pour éviter une nouvelle escalade.

Naïm Qassem, le chef du Hezbollah, a mis les points sur les i ce mardi. Pour lui, l’armée israélienne n’a pas le choix. Elle doit quitter entièrement le territoire libanais, sans garder un seul centimètre. Et cela doit se faire selon un calendrier précis, pas au gré des décisions de Tsahal. En contrepartie, il promet de laisser l’armée libanaise se déployer seule au sud du fleuve Litani, soit à une trentaine de kilomètres de la frontière. Un geste censé rassurer, mais qui ne suffit visiblement pas à apaiser les tensions.

Dans la journée, deux incidents séparés ont ravivé les craintes. L’armée israélienne a ouvert le feu près de la ville de Nabatiyé, visant des hommes qui dégageaient des routes avec une pelleteuse. Selon les autorités libanaises, deux civils ont été tués et un troisième blessé. Le Hezbollah parle de personnes qui s’employaient à retirer des corps sous les décombres. De son côté, Israël affirme avoir ciblé une cellule de terroristes armés et menace de continuer à agir pour éliminer toute menace, que ce soit pour ses soldats ou pour les habitants du nord d’Israël.

Ces tirs interviennent alors que les négociations entre le Liban et Israël se poursuivent à Washington, sous l’œil des États-Unis et de l’Iran. L’ambassadeur iranien à l’ONU a dénoncé une violation flagrante du cessez-le-feu et rappelé que les Américains s’étaient engagés à empêcher Israël d’attaquer le Liban. Le président libanais Joseph Aoun, lui, réclame la fin de toute occupation étrangère, visant aussi bien Israël que l’influence iranienne. Un équilibre délicat, alors que le Hezbollah refuse toute négociation directe avec l’État hébreu. La trêve reste suspendue à un fil.

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