Nous rejoindre sur les réseaux

Culture

11 000 marins évacués du détroit d’Ormuz, la guerre s’éloigne

L’opération de sauvetage des marins bloqués depuis des mois dans le détroit d’Ormuz a officiellement commencé. Un signe que la tension entre l’Iran et les…

Article

le

11 000 marins évacués du détroit d'Ormuz, la guerre s'éloigne

L’opération de sauvetage des marins bloqués depuis des mois dans le détroit d’Ormuz a officiellement commencé. Un signe que la tension entre l’Iran et les États-Unis retombe, même si les désaccords restent profonds.

C’est une nouvelle qui souffle un vent d’espoir sur la région. L’Organisation maritime internationale a annoncé le début de l’évacuation des 11 000 marins coincés dans le détroit d’Ormuz. Ces travailleurs de la mer étaient prisonniers depuis le début du conflit entre l’Iran et une coalition menée par les États-Unis et Israël, déclenché fin février. Un conflit qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban. Leur retour à terre, coordonné avec l’Iran, Oman et les autres pays côtiers, est un soulagement tangible.

La réouverture progressive du détroit, passage stratégique pour 20% du pétrole et du GNL mondial, est au cœur de l’accord signé la semaine dernière entre Téhéran et Washington. Sa fermeture avait fait vaciller l’économie mondiale, avec des prix du baril montés jusqu’à 126 dollars. Si le trafic reprend doucement 37 navires de matières premières ont traversé lundi, un record depuis février , les négociations restent intenses. Sous la médiation du Pakistan et du Qatar, les deux camps ont 60 jours renouvelables pour trouver un accord final. Mais les points de friction sont nombreux et brûlants.

Le sort du détroit lui-même divise. L’Iran, par la voix de son négociateur en chef, répète que le passage ne retrouvera pas son fonctionnement libre d’avant-guerre. Il veut le contrôler et en tirer des revenus. Les États-Unis, eux, rejettent tout péage ou taxe. Autre sujet explosif: le nucléaire iranien. Téhéran refuse les inspections de ses sites bombardés par Israël, tandis que Donald Trump affirme que l’Iran a accepté des vérifications « du plus haut niveau ». Un flou qui laisse planer le doute sur les stocks d’uranium enrichi. Pendant ce temps, au Liban, la trêve est fragile: des tirs israéliens ont fait deux morts, et le Hezbollah dénonce une violation. Sur le front diplomatique, les gestes se multiplient: Washington a suspendu ses sanctions sur le pétrole iranien jusqu’en août, et les discussions sur le dégel des avoirs iraniens avancent, sous conditions. La route vers la paix est encore longue, mais l’évacuation des marins est un premier pas concret.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus