Politique
Le vrai moteur de la campagne de Marine Le Pen, c’est son clan familial
Marine Le Pen soigne son duo avec Jordan Bardella dans les médias. Mais pour avancer, elle s’appuie sur les siens, un cercle familial et fidèle qui lui…


Marine Le Pen soigne son duo avec Jordan Bardella dans les médias. Mais pour avancer, elle s’appuie sur les siens, un cercle familial et fidèle qui lui ressemble.
En public, la candidate du Rassemblement national met en avant son binôme avec le président du parti. Mais derrière l’image, le dispositif est bien plus resserré. Sa famille d’abord, sa garde rapprochée ensuite. Une organisation clanique qui n’a rien d’étonnant pour une formation politique où le nom Le Pen circule depuis un demi-siècle. Marine, 58 ans, fille de Jean-Marie, porte cette hérédité comme un étendard. Sa soeur aînée Marie-Caroline, 66 ans, a longtemps été éloignée après avoir suivi Bruno Mégret il y a près de trente ans. Pardonnée, elle a failli être élue députée de la Sarthe en 2024 et brigue maintenant un siège de sénatrice dans le même département. C’est là que Marine a fait son premier déplacement de campagne, le 8 juillet, au lendemain de son annonce.
Le mari de Marie-Caroline, Philippe Olivier, 64 ans, est un conseiller de toujours. Eurodéputé, il ne figure pas encore dans l’organigramme officiel, mais il assure donner son avis sur tout, à charge pour la candidate d’en faire ce qu’elle veut. Leur fille Nolwenn Olivier, 27 ans, a, elle, été propulsée directrice de la communication de sa tante. Une promotion qui a surpris, même si des cadres du parti la présentent comme une femme au sens politique aiguisé, biberonnée aux combats familiaux. On la connaissait surtout pour avoir partagé la vie de Jordan Bardella entre 2020 et 2024, à un moment clé de son ascension. Pour compléter le tableau, il reste Marion Maréchal, 36 ans, l’autre nièce, revenue au bercail après un passage chez Éric Zemmour et une brouille vite effacée. Marine assure que le pardon est facile dans la famille. Encore faut-il trouver une place à cette Bretonne qui se dit tête dure.
Dans le noyau dur de la campagne, les visages sont ceux de la fidélité absolue. Catherine Griset, 53 ans, ex-belle-soeur devenue cheffe de cabinet et confidente, a été condamnée dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Elle siège désormais à Bruxelles. Caroline Parmentier, 60 ans, ancienne journaliste, a été promue conseillère presse puis députée du Pas-de-Calais. Bruno Bilde, 49 ans, fait partie des intimes qui ont aidé Marine à s’ancrer à Hénin-Beaumont, avec le maire Steeve Briois, 53 ans, compagnon de l’élue. Tous étaient présents autour d’elle le 7 juillet devant la cour d’appel, quand la décision lui a rendu son éligibilité tout en confirmant sa condamnation.
Côté Assemblée, Jean-Philippe Tanguy, 40 ans, venu des rangs de Nicolas Dupont-Aignan, est devenu l’un des piliers du dispositif. Président délégué du groupe RN, il est chargé, avec le secrétaire général Renaud Labaye, 41 ans, de maintenir la mobilisation des députés. Si besoin, ils rappellent qu’une part de leur élection doit à la tête de Marine Le Pen placée sur leurs affiches. La campagne ne fait que commencer, mais le portrait de famille est déjà bien accroché.
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