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La nuit où les frappes ont tué des deux côtés de la frontière

Des frappes russes ont fait deux morts à Kharkiv et des dizaines de blessés dans plusieurs régions d’Ukraine. De l’autre côté de la frontière, une attaque…

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La nuit où les frappes ont tué des deux côtés de la frontière

Des frappes russes ont fait deux morts à Kharkiv et des dizaines de blessés dans plusieurs régions d’Ukraine. De l’autre côté de la frontière, une attaque de drones ukrainiens a tué trois personnes à Belgorod.

Dans la nuit de samedi à dimanche, la guerre a encore visé des immeubles où des gens dormaient. À Kharkiv, grande ville du nord-est, un drone russe a frappé un bâtiment résidentiel et en a détruit quatre étages. Volodymyr Zelensky a parlé d’un immeuble ordinaire, et les images partagées par le gouverneur régional Oleg Synegoubov montrent les secours s’activer autour d’une façade éventrée. Le bilan est lourd, deux morts et vingt-trois blessés.

Le reste du pays n’a pas été épargné. À Odessa, huit personnes ont été blessées après des frappes qui ont endommagé le réseau électrique, le port et plusieurs habitations. À Pavlograd, dans la région de Dnipropetrovsk, une infrastructure énergétique proche d’un centre commercial a été touchée. Neuf personnes, dont quatre enfants, ont été blessées. Le président ukrainien a dénoncé une frappe absolument brutale. Il résume la situation par une expression, la terreur balistique, et affirme que 61 missiles de différents types ont été tirés contre son pays en une semaine. Il demande plus de sanctions contre la Russie, plus de pression et surtout plus de défense antiaérienne pour protéger les villes.

De l’autre côté, l’Ukraine a aussi frappé. Des drones ont attaqué Belgorod pendant la nuit et ont tué trois personnes. Le gouverneur par intérim Alexandre Chouvaïev fait état de vingt-cinq blessés, dont deux enfants de 4 et 9 ans. Des voitures, deux immeubles et une maison ont pris feu. Des vidéos publiées en ligne, sans vérification indépendante possible, montrent un immeuble en proie aux flammes pendant que des habitants regardent depuis la rue.

Ces bilans s’ajoutent à une année déjà marquée par une hausse des victimes civiles, selon les Nations unies. L’invasion russe, commencée il y a quatre ans et demi, se poursuit sans aucune perspective d’accord de paix. Et chaque nuit, ce sont des vies ordinaires qui sont brisées.

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