Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

Le sort de Fibre Excellence suspendu à l’offre de Matthieu Pigasse

Le gouvernement propose un prêt de cinq millions pour aider à la reprise du fabricant de pâte à papier. Mais il exige que le financier Matthieu Pigasse…

Article

le

Le sort de Fibre Excellence suspendu à l'offre de Matthieu Pigasse

Le gouvernement propose un prêt de cinq millions pour aider à la reprise du fabricant de pâte à papier. Mais il exige que le financier Matthieu Pigasse mette lui aussi la main au porte-monnaie d’ici jeudi.

Le compte à rebours est lancé pour Fibre Excellence et ses 545 salariés répartis sur deux sites, à Saint-Gaudens et Tarascon. Placée en redressement judiciaire fin avril, l’entreprise qui produit de la pâte à papier mais aussi de l’électricité à partir de bois voit son avenir suspendu à une proposition de reprise que doit déposer jeudi le financier Matthieu Pigasse. Le ministre délégué à l’Industrie, Marc Martin, a prévenu mardi l’État est prêt à soutenir un projet crédible, mais attend des précisions concrètes.

Depuis 2020, plus de 100 millions d’euros d’argent public ont déjà été injectés pour maintenir Fibre Excellence à flot. Aujourd’hui, le gouvernement se dit disposé à ajouter cinq millions sous forme de prêt. Mais ce coup de pouce est conditionné à un engagement sérieux du repreneur. « Il appartient à Matthieu Pigasse d’apporter une contribution à la hauteur de l’effort de la puissance publique », insiste le ministre. En clair l’État ne veut pas payer seul la note.

L’équation est complexe car Fibre Excellence ne fabrique pas seulement de la pâte à papier. L’entreprise produit aussi de l’électricité à partir de copeaux et de bois, une activité devenue déficitaire après la flambée des matières premières. Pour l’aider, le gouvernement avait déjà proposé de relever de 20% le tarif de rachat de son électricité. Une hausse jugée insuffisante par les syndicats, qui réclament des mesures plus fortes. Dimanche soir, Matthieu Pigasse, les présidents de régions Occitanie et Paca, ainsi que les leaders de la CGT, de la CFDT et de FO ont demandé à l’État de prendre ses responsabilités. La balle est désormais dans le camp du financier.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus