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Édouard Philippe refuse le “sang et larmes” mais promet une “mère des batailles” sur les retraites

L’ex-Premier ministre assume des efforts importants pour les retraites, mais refuse de parler de “sang et larmes”. Il veut une règle d’or budgétaire et un…

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Édouard Philippe refuse le “sang et larmes” mais promet une “mère des batailles” sur les retraites

L’ex-Premier ministre assume des efforts importants pour les retraites, mais refuse de parler de “sang et larmes”. Il veut une règle d’or budgétaire et un retour à l’équilibre d’ici 2032.

Édouard Philippe monte au créneau. Dans une interview aux Echos, le candidat à la présidentielle écarte l’idée d’un programme austère et douloureux. “Je récuse complètement l’idée du sang et des larmes”, lance-t-il. Il rappelle que Winston Churchill utilisait cette formule quand son pays menait une guerre existentielle. Pas le cas de la France aujourd’hui. “Tous les autres pays européens ont réussi à régler leur difficulté budgétaire sans sang et sans larmes”, insiste-t-il. Son message est clair, il veut arrêter de jouer à se faire peur.

Pourtant, le président d’Horizons ne cache pas l’ampleur du chantier. Pour lui, le retour à l’équilibre du système de retraites est “la mère de toutes les batailles”. Il faudra “travailler plus longtemps”, répète-t-il, sans avancer de chiffre précis. Il refuse tout “chiffre totémique” comme les 67 ans qu’il avait déjà évoqués par le passé. Son objectif est ailleurs faire en sorte que la retraite représente 10% à 15% des pensions versées dans quinze ans. Un “fier service” pour financer l’économie française, mais qui n’évitera pas l’allongement du temps de travail.

Édouard Philippe veut aussi une règle d’or budgétaire qui s’appliquerait à la Sécurité sociale. Le déficit public doit passer de 5% aujourd’hui à 2% à la fin du prochain quinquennat en 2032. Un effort “assez important” selon ses mots. Et pour redevenir influent en Europe, la France doit d’abord montrer des avancées chez elle. Notamment vis-à-vis de l’Allemagne, où la divergence devient “dangereuse”. Il appelle à une “discussion sérieuse” avec Berlin, mais sur un meilleur pied, après avoir remis de l’ordre dans les finances publiques.

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