Nous rejoindre sur les réseaux

News

«On cuit» à Rome la canicule pousse les touristes à bout

Des visiteurs venus d’Inde, du Texas ou de Floride assurent que la chaleur romaine est pire que chez eux. Faute d’air conditionné, ils suffoquent devant…

Article

le

«On cuit» à Rome la canicule pousse les touristes à bout

Des visiteurs venus d’Inde, du Texas ou de Floride assurent que la chaleur romaine est pire que chez eux. Faute d’air conditionné, ils suffoquent devant le Colisée malgré les brumisateurs de secours.

Un radiologue indien en vacances avec sa famille lève les bras devant un camion qui projette de la vapeur d’eau. Il a quitté le Tamil Nadu où le thermomètre dépassait les 42 degrés. Mais à Rome, même avec 36°C à l’ombre, il jure que c’est plus dur à supporter. « Là‑bas, la climatisation est partout. Ici, les restaurants n’en ont pas », lâche‑t‑il, la chemise trempée. À côté de lui, un retraité texan confirme. À Houston, il saute dans sa voiture climatisée et ne reste jamais trois heures dehors. Ici, il marche des kilomètres sous le soleil sans chapeau. Un touriste de Floride résume le sentiment général en deux mots: « Nous cuisons. »

La Ville éternelle suffoque. Vingt‑cinq villes italiennes sont placées en alerte rouge, avec des pointes proches de 40 degrés. Devant le Colisée, la protection civile distribue des bouteilles d’eau et des prospectus. Un camion de trois mille litres alimente un brumisateur géant, seul refuge pour les visiteurs. Une ambulance est même stationnée pour prendre en charge les victimes de coups de chaleur. Les vendeurs bangladais profitent de la situation pour écouler ombrelles et ventilateurs de poche. Pourtant, certains résistent. Une Romaine de 74 ans, ombrelle d’une main, éventail de l’autre, estime que les jeunes s’adaptent mieux. Elle sort parce qu’elle a un déjeuner entre amies, mais elle évite les heures les plus chaudes.

Ces températures exceptionnelles fin juin n’auraient presque pas pu arriver sans le dérèglement climatique, selon les climatologues. Les touristés commencent à changer leurs habitudes. La famille indienne promet de revenir au printemps ou à l’automne, comme « les touristes qui viennent en Inde ». Mais la retraitée romaine ne croit pas à une fuite massive. « Rome est toujours pleine de visiteurs, par tous les temps. C’est une ville qui vaut le détour. Les gens continueront de venir. » Quitte à cuire un peu plus chaque été.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus