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Jordan Bardella visé par une nouvelle offensive judiciaire pour emploi fictif présumé

L’association anticorruption Anticor demande qu’un juge d’instruction enquête sur le président du RN, soupçonné d’avoir été un assistant parlementaire…

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Jordan Bardella visé par une nouvelle offensive judiciaire pour emploi fictif présumé

L’association anticorruption Anticor demande qu’un juge d’instruction enquête sur le président du RN, soupçonné d’avoir été un assistant parlementaire fantôme au Parlement européen en 2015. Une plainte qui pourrait rouvrir un front judiciaire sensible pour le parti d’extrême droite.

Anticor ne se contente plus d’une simple plainte déposée en janvier contre Jordan Bardella. L’association, reconnue pour son rôle de lanceur d’alerte, annonce qu’elle va déposer une plainte avec constitution de partie civile. Cette procédure oblige la justice à nommer un juge d’instruction, ce qui ouvrirait une enquête approfondie. Au cœur des accusations : l’emploi d’assistant parlementaire européen que Bardella aurait occupé pendant quatre mois et demi en 2015 pour l’eurodéputé Jean-François Jalkh. Anticor estime que ce poste était fictif et que les documents produits pour prouver son travail sont des faux. L’association pointe notamment un agenda et une revue de presse qui auraient été créés ou annotés bien après la période concernée, selon le travail de plusieurs journalistes d’investigation.

Le Rassemblement national dénonce une « manipulation » et affirme que Bardella « n’a rien à se reprocher ». Le parti rappelle que son président n’a pas été inquiété dans l’affaire principale des assistants parlementaires européens, qui doit connaître une étape clé le 7 juillet. Ce jour-là, la cour d’appel de Paris doit décider si elle confirme l’inéligibilité de Marine Le Pen. Mais cette nouvelle procédure pourrait changer la donne. L’enquête déjà ouverte sur les assistants parlementaires « indique que des responsables du parti auraient produit de faux documents pour dissimuler des détournements de fonds », souligne Anticor. L’association demande que ces éléments soient examinés de près, et que l’éventuelle implication de Bardella ne reste pas dans l’ombre.

Le parquet de Paris, qui a reçu la première plainte en janvier, explique ne pas avoir pu avancer. La raison : les pièces de cette affaire sont liées au dossier principal, toujours sous scellés et examiné par la cour d’appel. En attendant, une autre association anticorruption, Adelibe, a également déposé une plainte similaire contre Bardella en 2025. Le président du RN fait aussi l’objet d’une enquête du parquet européen pour une possible fraude autour de formations aux médias pendant la campagne de 2022. Le jeune leader d’extrême droite, qui se pose en pourfendeur des élites, voit donc les procédures s’accumuler. Anticor résume l’enjeu : il serait inacceptable que des responsables publics de premier plan aient cherché à tromper la justice pour dissimuler un possible détournement de l’argent des contribuables.

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