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Le fondateur de Megaupload voit la porte des États-Unis se refermer sur lui

Kim Dotcom essuie un nouveau revers. La justice néo-zélandaise vient de rejeter son appel contre l’extradition vers les États-Unis où il est accusé de…

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Le fondateur de Megaupload voit la porte des États-Unis se refermer sur lui

Kim Dotcom essuie un nouveau revers. La justice néo-zélandaise vient de rejeter son appel contre l’extradition vers les États-Unis où il est accusé de fraude et de piratage à grande échelle.

L’informaticien allemand installé en Nouvelle-Zélande n’a pas réussi à faire annuler la décision du ministre de la Justice qui avait signé l’ordre d’extradition en 2024. La cour d’appel de Wellington a jugé son recours irrecevable. Les États-Unis le poursuivent pour violation du droit d’auteur, association de malfaiteurs et fraude électronique. Ils l’accusent d’avoir participé à la « Mega Conspiracy », un système qui aurait généré plus de 175 millions de dollars de revenus et causé au moins 500 millions de dollars de pertes aux ayants droit.

Megaupload était une plateforme de stockage en ligne lancée en 2005. À son apogée en 2011, elle revendiquait 50 millions d’utilisateurs quotidiens et représentait 4% du trafic internet mondial. Les utilisateurs pouvaient y déposer des fichiers et les partager facilement. Le problème? Beiny de ces fichiers étaient des films, de la musique ou des logiciels piratés. Les studios et les maisons de disques criaient au scandale. En janvier 2012, le FBI a fait fermer le site et arrêter ses dirigeants.

Kim Dotcom, de son vrai nom Kim Schmitz, né à Kiel en 1974, se bat depuis treize ans contre cette extradition. Il se présente comme un défenseur des libertés numériques persécuté pour des raisons politiques. Il estime qu’il devrait pouvoir être jugé en Nouvelle-Zélande plutôt qu’aux États-Unis. Mais la justice néo-zélandaise a déjà jugé en 2020 que l’extradition était possible. Deux de ses coaccusés, Mathias Ortmann et Bram van der Kolk, ont accepté un accord en 2023: ils purgent leur peine en Nouvelle-Zélande en échange de leur coopération avec les Américains.

Dotcom refuse cette option. Il conteste aussi la durée de la peine qu’il risquerait outre-Atlantique. Les autorités néo-zélandaises évoquent 30 ans de prison. Mais lui affirme que la réalité pourrait être 150 ans. La cour d’appel n’a pas retenu cet argument. Elle estime qu’il n’y a pas d’erreur juridique. Il lui reste une dernière carte à jouer: saisir la Cour suprême de Nouvelle-Zélande. Ce serait son ultime chance d’éviter le départ forcé vers les États-Unis.

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