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Ils clamaient leur innocence depuis 80 ans la justice les a déboutés

La cour de révision a refusé la réhabilitation de Raymond Mis et Gabriel Thiennot. Condamnés en 1946 pour un meurtre qu’ils ont toujours nié, ils n’auront…

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Ils clamaient leur innocence depuis 80 ans la justice les a déboutés

La cour de révision a refusé la réhabilitation de Raymond Mis et Gabriel Thiennot. Condamnés en 1946 pour un meurtre qu’ils ont toujours nié, ils n’auront jamais eu gain de cause.

Dans l’Indre, en 1946, un garde-chasse est tué. Deux hommes sont rapidement arrêtés Raymond Mis et Gabriel Thiennot. Après neuf jours de garde à vue, ils avouent. Puis ils se rétractent, expliquant avoir subi des sévices. Leur version n’a jamais été entendue. Condamnés à quinze ans de travaux forcés, ils passent des années derrière les barreaux. En 1954, le président René Coty leur accorde une grâce présidentielle. Mais une grâce n’efface pas une condamnation. Eux et leurs proches ont passé des décennies à demander la réhabilitation, c’est-à-dire l’annulation officielle du verdict. Jeudi 1er juillet, la cour de révision a dit non une fois de plus.

Cette décision met fin à un combat de près de quatre-vingts ans. Les familles des deux hommes ont déposé sept demandes de réhabilitation. Toutes ont été refusées. La dernière remontait à 2015. Les proches espéraient qu’un nouvel examen des preuves ferait éclater la vérité. Ils soulignaient que les aveux initiaux avaient été obtenus sous la contrainte et que les accusés n’avaient jamais cessé de clamer leur innocence. Mais la justice a estimé que les éléments n’étaient pas suffisants pour revenir sur la condamnation. Pour les descendants, c’est un nouveau coup dur. Ils voulaient que le nom de leurs aînés soit lavé. Cela n’arrivera pas.

Le même jour, la même cour a pourtant pris une décision radicalement opposée dans une autre affaire. Celle de Dany Leprince, condamné à perpétuité en 1997 pour le quadruple meurtre de son frère, de sa belle-sœur et de deux de ses nièces, tués à coups de hachoir. Surnommé le Boucher de la Sarthe, il avait lui aussi fait des aveux partiels. Mais de nouveaux éléments ont convaincu la cour de révision d’annuler sa condamnation. Il sera rejugé devant une cour d’assises. Les deux affaires montrent que la révision n’est jamais automatique. Dans un cas, la porte s’ouvre. Dans l’autre, elle reste fermée. Pour Mis et Thiennot, l’histoire s’arrête là.

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