Nous rejoindre sur les réseaux

Politique

Une brodeuse suédoise refait l’Histoire à l’aiguille

Depuis 2016, Mia Hansson recrée la célèbre tapisserie de Bayeux dans une petite salle de l’est de l’Angleterre. Un travail titanesque, devenu une…

Article

le

Une brodeuse suédoise refait l’Histoire à l’aiguille

Depuis 2016, Mia Hansson recrée la célèbre tapisserie de Bayeux dans une petite salle de l’est de l’Angleterre. Un travail titanesque, devenu une obsession et une thérapie, qui touche bientôt à sa fin.

Mia Hansson ne s’attendait pas à un tel marathon. Cette artiste textile d’origine suédoise, installée à Wisbech, a commencé à broder une réplique grandeur nature de l’œuvre normande en 2016. Neuf panneaux de lin, près de 70 mètres de long, 626 personnages. Elle voulait un projet artisanale, sans lien avec l’histoire qu’elle dit détester. Mais à force de manipuler chaque scène, chaque point, elle a fini par l’apprendre malgré elle. Sans rien lire, juste en l’absorbant.

Son défi est un véritable casse-tête technique. L’artiste travaille par petites sections, une partie à la fois, pour recréer au plus près les couleurs d’origine. Elle a choisi de commencer par les scènes les plus reconnaissables, comme pour dompter l’immensité de la tâche. Au départ, elle s’était donné une règle simple pouvoir s’arrêter quand elle voudrait. Mais aujourd’hui, elle en rit. « Quand on arrive déjà si loin, on ne peut plus s’arrêter, ce serait stupide », confie-t-elle. La pression sociale aussi la pousse : être connue comme la femme qui n’a pas terminé la tapisserie de Bayeux, elle ne s’en remettrait pas.

Ce travail est devenu son refuge. Quand le stress monte, elle sort son ouvrage, s’assoit et se laisse happer par les aiguillées. La vie a ralenti son rythme initial – cinq heures par jour, objectif dix ans – à cause d’un chiot, des travaux dans sa maison, d’un autre chiot. Mais elle espère boucler le dernier point le 13 juillet 2027, soit onze ans après le premier. Elle a déjà vu l’originale et compte bien la retrouver lors de son exposition au British Museum de Londres, à l’automne 2026. Une façon de boucler la boucle, point après point.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus