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Politique

(La)Horde à Montpellier un déluge de réactions contrastées

Le collectif connu pour ses chorégraphies avec Madonna ou Rosalía a dévoilé sa dernière création au festival Montpellier Danse. Entre scénographie…

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(La)Horde à Montpellier un déluge de réactions contrastées

Le collectif connu pour ses chorégraphies avec Madonna ou Rosalía a dévoilé sa dernière création au festival Montpellier Danse. Entre scénographie impressionnante et propos politique, le public a oscillé entre applaudissements nourris et huées.

La première mondiale d’Après moi, le déluge a mis le feu au 46e festival Montpellier Danse. Ce spectacle, troisième volet d’une trilogie entamée en 2020, plonge les spectateurs dans un univers sombre et dystopique. Les douze danseurs du ballet national de Marseille évoluent sur une scène dont le centre a été creusé, comme éventré. Une caméra filme en direct leurs mouvements, projetant des images qui plongent le public dans un voyeurisme oppressant. Puis un monde inconnu surgit, inspiré de la science-fiction de l’écrivain Alain Damasio. La pièce enchaîne des tableaux sans narration, mêlant théâtre, masques en silicone et grotesque.

Les membres du collectif expliquent que cette fable contemporaine explore une vingtaine de thèmes très actuels. Ils parlent de la course à la jeunesse éternelle, de la révolte, du soin de l’autre ou encore de la prise de pouvoir sur les corps. Avec leurs masques, ils veulent illustrer la monstruosité du capitalisme mais aussi celle des humains. Ils pointent l’extrême droite comme le monstre par excellence. Malgré une scénographie poussée et un engagement total des interprètes, le public est resté divisé. Certains crient au génie, d’autres avouent un ennui profond. Les applaudissements ont été accompagnés de quelques sifflets.

Pour le collectif, ce n’est qu’une première version appelée à évoluer. La pièce sera reprise au Festival de Marseille début juillet, puis en tournée en Allemagne, en Italie, en Espagne et à Paris au Théâtre de la Ville en septembre. Une tournée française suivra. En attendant, le débat est lancé. Faut-il y voir une œuvre politique radicale ou un exercice de style trop abstrait ? Les avis restent tranchés.

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