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Donner de l argent à ses proches les règles à connaître pour éviter les mauvaises surprises

Un simple chèque ou un virement peut suffire pour offrir un cadeau à un enfant. Mais dès qu’on parle de patrimoine et de famille, la loi impose des…

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Donner de l argent à ses proches les règles à connaître pour éviter les mauvaises surprises

Un simple chèque ou un virement peut suffire pour offrir un cadeau à un enfant. Mais dès qu’on parle de patrimoine et de famille, la loi impose des garde-fous stricts à ne pas négliger.

Transmettre un bien ou une somme d’argent à un membre de sa famille, c’est un geste courant en France. Pourtant, derrière l’apparente simplicité, le droit encadre chaque étape. Une donation n’est pas un simple cadeau entre proches. C’est un acte juridique gratuit et irrévocable. Pour qu’il soit valable, le donateur doit avoir la ferme intention de donner sans rien attendre en retour. Et il doit accepter de s’appauvrir : son patrimoine diminue, tandis que celui du donataire augmente. De l’autre côté, la personne qui reçoit le don doit l’accepter. Sans cette acceptation, l’acte tombe à l’eau.

Tout le monde n’a pas le droit de donner. Le donateur doit être majeur et capable de discernement. S’il est sous tutelle ou curatelle, la donation est impossible. Le donataire, lui, doit être en capacité de recevoir. Pour un mineur, c’est son représentant légal qui donne son accord. Ensuite, le don doit être libre, sans pression ni manipulation. Un bien donné doit exister et être identifiable. Enfin, la loi protège une partie du patrimoine appelée réserve héréditaire. Si le donateur a des héritiers réservataires (enfants, conjoint dans certains cas), il ne peut pas donner tout ce qu’il veut. Une partie de ses biens est réservée à ces héritiers. Il ne peut disposer librement que de la quotité disponible.

Certaines donations peuvent se faire sans notaire. C’est le cas des dons manuels, comme offrir des bijoux, une voiture, ou une somme d’argent de la main à la main. On appelle cela un présent d’usage, souvent lié à un événement comme un anniversaire ou un mariage. Pas besoin de déclaration fiscale pour ces cadeaux, à condition qu’ils restent raisonnables. Attention, si la somme est conséquente, mieux vaut prévenir. Pour les dons d’argent à un descendant direct (enfant, neveu ou nièce), jusqu’à 31 865 euros sont exonérés de droits de mutation, tous les 15 ans, à condition que le donateur ait moins de 80 ans et le donataire au moins 18 ans. Mais dès qu’il s’agit de transmettre un bien immobilier, le passage devant notaire est obligatoire. C’est aussi le cas pour les donations entre époux, les donations-partages, ou les donations avec réserve d’usufruit.

En principe, une donation ne se remet pas en cause. Le caractère irrévocable est la règle. Pourtant, il existe des exceptions. Si l’enfant qui reçoit se montre ingrat, si les conditions prévues dans l’acte ne sont pas respectées, ou si le donateur a un enfant après la donation, une annulation peut être demandée. C’est rare, mais possible. Pour éviter les tensions familiales, le recours à un notaire reste souvent la solution la plus sûre. Il permet de sécuriser la transmission, d’optimiser la fiscalité et de clarifier les intentions de chacun.

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