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L’ultime espoir de Dany Leprince pour être innocenté

Ce jeudi matin, la Cour de révision rend sa décision sur la demande de révision de Dany Leprince, condamné à perpétuité pour le meurtre de son frère et de…

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L'ultime espoir de Dany Leprince pour être innocenté

Ce jeudi matin, la Cour de révision rend sa décision sur la demande de révision de Dany Leprince, condamné à perpétuité pour le meurtre de son frère et de sa famille en 1994. Un verdict qui pourrait enfin lui offrir un nouveau procès ou enterrer définitivement ses espoirs.

Dany Leprince a passé 18 ans derrière les barreaux pour un crime qu’il n’a jamais cessé de nier. Aujourd’hui libre, il attend le coup de théâtre ou la fin de son combat. À 69 ans, cet ancien employé de boucherie fixe la Cour de révision depuis 9 heures du matin. Si les magistrats refusent d’annuler sa condamnation, tout espoir de disculpation s’éteindra. S’ils disent oui, ce sera un pas vers un nouveau procès, une chance ultime de prouver son innocence.

L’histoire a commencé un matin de septembre 1994 à Thorigné-sur-Dué, dans la Sarthe. Christian Leprince, sa femme et leurs deux filles de 7 et 10 ans sont retrouvés morts, tués à l’arme blanche dans leur pavillon. Seule Solène, 2 ans, survit au massacre. Dany Leprince, le frère de la victime, avoue rapidement aux policiers puis se rétracte tout aussi vite. En décembre 1997, la cour d’assises le condamne à la réclusion criminelle à perpétuité avec une période de sûreté de 22 ans. Il ne pouvait pas faire appel à l’époque. La loi n’a ouvert cette possibilité qu’en 2001.

Sa défense mise aujourd’hui sur des éléments nouveaux. L’avocat général lui-même recommande l’annulation de la condamnation, une position rare dans ce type d’affaires. Devant la Cour, Dany Leprince n’a prononcé qu’une seule phrase en mai dernier je tiens à vous dire que je suis totalement innocent. Sa nièce Solène, seule rescapée du drame, est venue soutenir sa demande. Elle a dit sa colère face aux zones d’ombre qui persistent encore. Les révisions de condamnations criminelles restent pourtant rarissimes en France depuis 1945, on en compte à peine une douzaine.

Mais tout n’est pas simple. La conseillère rapporte que des indices comme une paire de bottes et un pull beige jamais retrouvés ou un écart de quinze minutes dans l’emploi du temps du suspect n’ont jamais été expliqués. Ces éléments ne sont pas les seuls à avoir conduit à la condamnation. Le chemin vers un nouveau procès est semé d’obstacles. Dany Leprince retient son souffle. La réponse tombe ce jeudi.

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