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L’industrie française tousse en mai, l’automobile et le raffinage en souffrance

La production industrielle recule très légèrement de 0,1% en mai, mais le secteur manufacturier dévisse de 1%. L’automobile et le raffinage sont les…

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L'industrie française tousse en mai, l'automobile et le raffinage en souffrance

La production industrielle recule très légèrement de 0,1% en mai, mais le secteur manufacturier dévisse de 1%. L’automobile et le raffinage sont les grands perdants du mois.

Mauvaise nouvelle pour l’économie française. Après un mois d’avril plutôt encourageant, avec une progression de 0,3% de la production industrielle et de 0,6% pour le manufacturier, le mois de mai inverse la tendance. La baisse est certes minime pour l’ensemble de l’industrie, mais elle cache un recul beaucoup plus net dans le cœur du réacteur, la production manufacturière. Sur un mois, elle a chuté de 1%, et presque tous les secteurs sont touchés.

Les secteurs les plus durement frappés sont ceux qui pèsent lourd dans l’emploi et l’image industrielle du pays. Les matériels de transport plongent de 2,8%, tirés vers le bas par l’automobile qui dégringole de 4,7%. Les biens d’équipement électriques, électroniques et informatiques reculent de 2,3%. Mais le plus spectaculaire est le raffinage et la cokéfaction, avec une chute vertigineuse de 9%. Même les industries agroalimentaires, souvent plus résistantes, perdent 0,3%. Seule exception dans ce tableau gris, les industries extractives, l’énergie et l’eau rebondissent de 3,2%.

Cette hausse de l’énergie a une explication simple et liée à la météo. Le mois de mai a connu des températures fraîches en milieu de mois, ce qui a poussé à consommer plus d’électricité et de gaz, puis un épisode caniculaire en fin de mois a encore accru la demande. Résultat, la production du secteur a grimpé. Mais attention, ce n’est pas un signe de bonne santé industrielle, c’est un effet de calendrier. Sur les trois derniers mois, mars à mai, la production industrielle est en hausse de 2,4% par rapport à la même période de l’année dernière, et le manufacturier progresse de 2,2%. Un rebond relatif, donc. Le bâtiment, lui, a vu sa production augmenter de 1,2% en mai sur un mois, mais sur les trois mois, il est en recul de 2,3% par rapport à l’année dernière, signe que la construction reste à la peine.

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